‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 146 sur 268 · CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME

Description du Belad-d-Djerid. — Oasis de Cédéda et de Kriz. — Ruines de Taguinus jadis Tbi u es. — Pjebid-Ras-Aïn-Breian. — Oasis d'OuIad-Madjed, de Zeurgan, de Zauuïet-e l-Arab et de Degache. — Tempête de sable. — Arrivée à Toier.

On désigne en Tunisie sous le nom de Belad-el-Djerid ou simplement de Djerid la contrée sablonneuse parsemée de grandes et fertiles oasis qui, un nord et à l'ouest de la sebkha Faraoun, confine avec le Sahara ou le Djerid algérien, et qui doit la dénomination qu'elle porte aux magnifiques forêts de palmiers qui y croissent. Le mot djerid signifie en effet une palme, une branche de palmier, et par extension un palmier. Belad-el-Djerid veut donc dire le pays du palmier, Li région qui est par excellence sa véritable patrie.

Cédéda, où nous faisons halte pour la nuit, est un village mal bâti. Chaque maison renferme, en général, plusieurs chumbres placées autour d'une cour carrée. Dans chacune de ces chambres, la première et souvent la seule chose qui frappe l'attention , c'est une paire d'énormes jarres , hautes de plus d'un mètre et larges à proportion, où les habitants déposent leur provision de dattes.

La source qui alimente le village et les jardins qui en dépendent coule à une faible distance des dernières maisons, dans un ravin , d'où ensuite plusieurs canaux creusés par la main de l'homme la conduisent et la distribuent dans les vergers et les plantations de palmiers. La répartition des eaux est naturellement l'un des points les plus importants, et par conséquent les plus anciennement réglés entre les

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