‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 158 sur 268 · CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME

De l'oasis d'El-Ilamma à celle de Gafsa. — Description de Gafsa, l'antique Capsa. — llliar-cl-Ge llaba.

A minuit, nous montons à cheval. Dans la journée, la chaleur avait été accablante. Ayant à faire une très-longue étape à travers un désert stérile avant d'atteindre la grande oasis de Gafsa, la plus septentrionale du Djerid, nous nous mettons en marche aussitôt que la lune commence à éclairer nos pas.

Tout se tait autour de nous. La température est encore très-élevée, et le vent qui souffle du sud-ouest nous envoie des bouffées chaudes qui heureusement ne nous frappent pas le visage de face. L'atmosphère est lourde et le ciel couvert; l'astre silencieux des nuits ne brille qu'à demi dans le firmament, et des nuages voilent par intervalle son disque obscurci.

5 avril.

Vers une heure du matin , nous apercevons quelques Bédouins armés, et nous leur demandons à distance le quivive. Ils nous répondent qu'ils sont de la tribu des Haméraa, qu'ils ne forment aucun projet hostile contre nous et qu'ils se rendent à Tozer. Dientôt ils passent à côté de nous, et nous échangeons de part et d'autre des saints amis. Néan-

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