CHAPITRE QUARANTE ET UNIEME
appelé également Dougga, est l'ancienne civitas Thugga, qu'on a confondue quelquefois avec Tuera Terebinthina. J'en décrirai plus tard les ruines remarquables.
A midi trente minutes, nous nous remettons en marclie dans la direction de l'est. La route que nous suivons est bordée de moissons florissantes qui ondulent avec grâce sous le vent; partout les oiseaux chantent du milieu des sillons, et , de quelque côté que se porte le regard , il est réjoui par le spectacle de la vie, de la richesse et de la fécondité de la nature, spectacle bien différent de celui que nous avaient présenté les steppes arides du sud de la Tunisie.
A midi trente-cinq minutes, nous traversons l'Oued-el- Melah.
A midi quarante minutes nous longeons, à notre gauche, des carrières creusées dans les flancs d'une colline rocheuse. Une voie romaine y conduit de Dougga; elle est indiquée par deux lignes parallèles de blocs enfoncés verticalement en terre, comme des espèces de bornes. Ces carrières sont celles où ont été puisés les matériaux qui ont servi à bâtir la ville dont je viens de signaler les débris.