FEL
J'ai copié et estampé dans ce même enclos une autre inscription fort intéressante. Elle a été découverte par M. Mattéi ù El-Djem, et donne le nom antique de celte localité; je la reproduirai quand je parlerai de Thysdrus.
Je ne puis quitter la colline de Byrsa^ans résumer en peu de mots ce qui concerne les fouilles qui y ont été exécutées par M. Beulé, en engageant le lecteur à consulter l'ouvrage, déjà cité , dans lequel ce savant les a lui-même racontées en détail.
L'enceinte de Carthage, telle que nous la connaissons par le récit «les écrivains anciens, était l'une des plus remarquables de l'antiquité, par le périmètre immense, la hauteur, l'épaisseur et la construction particulière des murs qui environnaient cette vaste cité. M. Dureau de la Malle a reproduit, dans son ouvrage sur la topographie de Carthage, les divers textes qui se rapportent à ce sujet. Les murs de Byrsa, comme étant ceux de la citadelle, devaient être plus formidables encore; dans tous les cas, ils furent les premiers construits, Carthage ayant d'abord, sans doute, consisté simplement dans le plateau fortifié de son acropole. Au lieu donc d'entreprendre des fouilles sur l'emplacement de quelque temple célèbre, convaincu d'ailleurs que les temples de l'époque carthaginoise, renversés, puis rebâtis par les Romains, n'avaient point laissé de traces réellement puniques, M. Beulé préféra attaquer un problème différent et rechercher si les flancs de l'acropole ne recélaient point, sous la terre et les décombres accumulés, quelques restes des fortifications gigantesques qui les avaient jadis défendus. Ce savant