‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 47 sur 268 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

A onze heures, nous franchissons le lit large et peu profond de l'oued el-Hammam : il est presque à sec. La coupole blanche de la mosquée du village de Hammam-Sousa brille à nos yeux , à travers un bois de beaux oliviers.

La route où nous cheminons est très-sablonneuse , et nos bêtes n'avancent qu'avec beaucoup de peine, d'autant que le soleil est brûlant et qu'un vent chaud du midi embrase l'atmosphère, comme dans les jours les plus ardents de nos étés d'Europe.

A mesure que nous approchons de Sousa , je remarque de distance en distance, au milieu des plantations d'oliviers mêlés de figuiers et de quelques autres arbres fruitiers qui continuent à border la route des deux côtés, une suite de maisons de campagne, les unes encore debout, les autres, et c'est le plus grand nombre , en partie détruites et abandonnées. Par leur forme, qui imite une tour carrée, elles me rappellent celles de la Syrie et de la Palestine. Ce mode de construire les habitations des champs, exposées, par leur isolement même, à un coup de main, remonte en effet, en Orient, à la plus haute antiquité, comme nous l'attestent les saintes Ecritures.

Vers midi dix minutes, enfin, après avoir traversé le lit desséché d'un autre oued, nous entrons dans la ville de Sousa par la porte dite Bab-el-Gharbi (porte de l'occident).

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