‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 71 sur 268 · CHAPITRE DIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIEME

Teboulba. — Ruines de Thapstts. — Diuias. — Arrivée à Mabétlia.

A midi trente minutes, nous poursuivons notre marche dans la direction de l'est.

A une heure, nous sommes assaillis par une pluie torrentielle mêlée de grêle et accompagnée de violents coups de tonnerre. Nous venions de laisser alors à notre droite le village de Saïada, habité en partie par des pécheurs. Il est situé près d'une petite anse où quelques barques sont mouillées.

En mer, à la distance, l'une de sept, l'autre de onze kilomètres du rivage, s'élèvent à notre gauche deux îles appelées Kouriateïn ; ce sont les îles Tarichia? (ai Tape^rai), mentionnées par Strabon

Vers deux heures, nous entrons dans le bourg de Teboulba, où le khalife Ben-Aïach m'offre dans sa maison l'hospitalité la plus cordiale et la plus empressée. La pluie, qui continue de tomber à flots , m'empêche de sortir.

15 février.

Le matin, à six heures, je fais le tour de Teboulba. C'est un gros bourg de quatre mille âmes environ , qui a dû succéder à une petite ville antique. Il renferme quatre mosquées, deux zaouïas et deux écoles. Le territoire qui en dépend est planté de superbes oliviers ou semé de blé, d'orge et de divers légumes.

A sept heures, nous quittons Teboulba; j'envoie le bagage directement au village de Dimas, sous la garde de l'un de mes hambas et de Messaoud. Quant à moi, avec Malaspina,

i Strab.,XVII,p. 1191.

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