‹ Voyage archéologique dans la régence de TunisChapitre 8 sur 268 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Description (jénéralc de Tunis.

Après avoir rendu ma visite à M. L. Roches, consul général de France, et avoir remis à ce haut fonctionnaire les lettres officielles qui recommandaient à son bienveillant appui la mission dont j'étais chargé, je commençai immédiatement à parcourir eu tout sens la capitale de la Régence : sans essayer ici de la décrire en détail, je vais me borner à en tracer une simple esquisse.

Si Tunis offre de loin l'aspect d'une belle et magnifique cité, on est vite désenchanté quand on en approche et surtout quand on y pénètre. L'illusion qui d'abord avait séduit, à distance, le regard et l'imagination du voyageur, s'évanouit soudain en présence de la réalité. J'étais, du reste, préparé à cette déception par tout ce que j'avais lu sur cette ville et par l'impression que j'avais éprouvée moi-même en visitant les cités les plus vantées de l'empire ottoman. Constantinople, par exemple, dont le panorama général contemplé de l'entrée du Bosphore surpasse peut-être en beauté et en grandeur celui que présentent la plupart des autres capitales du monde, déconcerte aussitôt l'admiration et perd tout son prestige une fois qu'on peut la considérer de plus près et qu'on commence à errer dans son enceinte. Ainsi en

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