CARTE
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L'IMXKHINE MÉRIDIONALE
Ancien ROYAUME du CAMBODGE oa ROYAUME KHMER.
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Sous ce titre ont été réunies quelques uotes complémentaires se rapportant à différents points traités dans cette étude, mais qui, disséminées dans le cours du récit, auraient pu nuire à sa clarté.
Le Lieu sacré de Nirponc visité par M. Faraut (V. p. 147).
Plan de Pontéay-Ka-Kéo, accompagné d'indications complétant la description sommaire de ce monument donnée pages 94 et suivantes.
Les Bas-reliefs de la deuxième galerie de Baion, texte et dessins de M. Harmand, qui avait été chargé de cette étude pendant le séjour de la Mission à Angkor-Thôm.
Traduction, in extenso, par M. Aymonier, de deux inscriptions plusieurs fois citées dans le cours de la relation de voyage.
Description des sculptures sur bois et des tableaux du temple de Boriboun. — Description des peintures de Vaht Tapaukéo à Battambang (extrait de l'ouvrage du Dr Bastian : Die Voelker des œst lichen Asien) .
Notes mythologiques.
Légende relative à la ville de Pursat.
Le passé légendaire du royaume de Ciampa (extrait de Bastian, même ouvrage) *.
Analogies de l'architecture de l'ancien Cambodge avec les architectures des pays voisins.
Note historique résumant les notions, encore très peu étendues, que l'on possède sur le passé du Cambodge, d'après les auteurs qui ont écrit sur ce sujet.
1 M. le professeur Shlesinger Rahier a bien voulu nous aider dans les recherches failes dans les auteurs allemands.
[Vue restimée d'après le relevo de M. Parant.)
LE LIEU SACRÉ DE NIRPONE {Visité par M. Farnut, en (674).
On sait qu'aux temples de l'Inde étaient généralement annexés des réservoirs dont l'eau servait à la fois à l'entretien du monument et aux ablutions des prêtres et des fidèles.
Quelques-unes de ces citernes, communiquant sans doute avec des nappes d'eau souterraines, ne tarissaient jamais, lors même que les étangs environnants se desséchaient pendant la saison d'été, circonstance qui frappait le peuple crédule et superstitieux. Dans le Magar- Talao (lac des alligators), à Karachi, on nourrissait des crocodiles sacrés ; dans la mare d'Hinglay, les fidèles se plongeaient pour se laver de leurs souillures spirituelles ou pour se guérir de leurs infirmités. La plupart de ces réservoirs, en un mot, passaient pour avoir des vertus mystérieuses, et chez les peuples de l'Inde, de même que chez beaucoup d'autres, l'eau était le symbole de la purification.
Diverses légendes populaires, la célébration annuelle de la fête des eaux, enfin le grand nombre de sras ou citernes sacrées que les anciens khmers creusèrent au pied de leurs monuments, à l'imitation des Hindous, témoignent que, dès une haute antiquité, des croyances
analogues à celles de l'Inde eurent cours au Cambodge. Le climat de cette contrée, où pendant six mois de Tannée régnent un soleil torride et une sécheresse absolue, nécessitait d'ailleurs, tout autant que dans l'Hindoustan, la création de réservoirs artificiels. Aussi en existet-il, non seulement à l'intérieur des temples, mais encore en dehors dans les parcs qui en dépendaient. Plusieurs de ces réservoirs étaient de véritables lacs qui ne mesuraient guère moins d'un kilomètre carré en superficie. On utilisait ceux-là dans les fêtes religieuses pour des joutes ou de grands combats qui se livraient sur l'eau à la manière des naumachies romaines.
- Quelle qu'ait été l'importance de ces sras sacrés au Cambodge, ils ne nous ont pas semblé, dans les temples que nous avons explorés, être autre chose que les accessoires du monument. Cependant, un de nos compagnons de voyage, M. Faraut, a visité un lieu sacré exceptionnel dans lequel les citernes sont si multipliées et les constructions si minimes, que ces dernières ne paraissent avoir été élevées que pour accompagner les autres.
Ce lieu sacré est situé en pleine forêt, dans un endroit désert. Bien qu'assez rapproché des deux immenses pyramides de Préa-Rup et de Mi-Baume, chacune centre de ruines importantes, il semble en être indépendant et former à lui seul un tout complet.
Imaginez une plate-forme carrée d'environ deux cents mètres de côté, enceinte d'une muraille basse, percée d'une porte d'entrée à l'orient. Quatre sras rectangulaires, d'une superficie de cinq mille mètres carrés chacun, occupent les angles de cette plate-forme ; quatre pièces d'eau plus petites, placées entre les grandes, forment les extrémités d'une croix grecque au centre de laquelle est creusé un grand bassin garni de marches de pierre ; un îlot circulaire à gradins sert de soubassement à un tout petit sanctuaire qui s'élève au milieu de ce réservoir principal.
Le sanctuaire, en partie détruit, est obstrué par la végétation d'un figuier qui croît au milieu de ses ruines; il ne s'y trouve plus aujourd'hui que quelques restes de statues bouddhiques. Deux nagas sont placés, le plus petit sur la marche inférieure, l'autre, à fleur d'eau; ces serpents fantastiques entourent et protègent le temple; leurs têtes menaçantes se dressent vers l'orient, de chaque côté de la porte principale. Devant cette porte, pour relier l'Ilot à la terre
ferme et donner accès au saint des saints, se trouve une étroite chaussée bordée jadis de parapets soutenus peut-être par une suite de petits personnages accroupis, à l'imitation des allées de géants qui foripent les balustrades des grands portts d'Angkor-Thôm et de Préa-Khan.
Enûn, quatre très petits édicules, placés aux quatre points cardinaux, de manière à relier chacun des sras en croix au bassin, achèvent cet ensemble dans lequel il ne reste plus à noter qu'un fronton chargé de danseuses entourant une déesse montée sur un quadrupède, et quelques grands masques burlesques, têtes de Iakshas, de dieux, d'éléphants, d'animaux divers qui ornaient le milieu des entablements des portes. L'exécution de ces sculptures paraît indiquer une époque de l'art khmer importante mais postérieure à celle des plus vastes et des plus belles constructions, nous voulons parler de la période des grands édifices pyramidaux, période qui, d'après divers indices, semblerait coïncider avec celle de la plus grande ferveur bouddhique dans cette contrée.
La disposition d'ensemble du lieu sacré que nous venons de décrire est digne d'intérêt, elle peut se résumer ainsi : un grand carré renfermant une croix dont le centre est occupé par un cercle. Or le cercle ne se trouve presque jamais dans les plans des édifices khmers ; nous n'en connaissons qu'une autre application : c'est celle de la tour centrale du plus extraordinaire de tous les monuments de l'ancien Cambodge : le temple de Baion. Et ce n'est pas là la seule analogie qui existe entre ces deux édifices, d'ailleurs si différents, puisque, réduit à son expression la plus simple, Baion se compose aussi d'un carré formé par des galeries à colonnades, d'une croix figurée par une terrasse intérieure admirablement décorée, et d'un cercle central qui sert de base à une tour immense et merveilleuse ; disposition à la fois simple, harmonieuse et remarquablement choisie pour diversifier les effets architecturaux.
Maintenant, quelle était l'idée religieuse symbolisée dans la construction de Nirpone ? Aucune légende, aucune indication n'a été recueillie sur ce monument, muet depuis des siècles, mais la tradition locale en a heureusement conservé le nom : Nirpone veut dire Nirvana1.
1 Nirvana se dit en cambodgien Nirpeen (d'après M. Aymonier). — En siamois : Nirphan ou Niruphan (d'après Alabaster Henry).
C'est donc au Bouddha parvenu à la suprême gloire du Nirvana qu'était consacré l'édifice. Le sanctuaire s'y trouvait relégué au milieu des eaux sur un îlot comme pour symboliser l'infini et l'inaccessible. S'il nous était permis de chercher à expliquer par une hypothèse la présence des nombreux bassins environnants, nous dirions que le fidèle qui voulait pénétrer dans le sanctuaire devait traverser successivement tous les sras en s'y purifiant de ses souillures et ce pèlerinage représentait les existences nombreuses à travers lesquelles tout homme doit passer pour s'épurer peu à peu et arriver enfin à la perfection suprême et au céleste sommeil du Nirvana, dont l'image était offerte par le saint du mystérieux sanctuaire.
PONTÉAY KA-KÉO
Le plan ci-joint (voy. p. suivante) permettra de se rendre compte de la disposition générale de Ponleay Ka-Kéo déjà décrit sommairement p. 94 et suivantes.
L'édifice, ou plutôt l'assemblage d'édifices qui porte ce nom, se compose de quatre parties :
1° Constructions d'entrée comprenant salle en croix, galeries latérales et petite fosse entre deux tours ;
2° Temple à enceintes entouré de sras et d'une muraille extérieure;
3° Pyramide élevée dans un parc enclos par une muraille faisant su ite à la précédente ;
4° Monticule artificiel.
1° Quatre piliers placés de front précédaient les portes de la salle en croix ou vestibule d'entrée. Ces piliers, dont les bases et les chapiteaux ne sont que dégrossis (il en est de même dans tout le reste du monument), ont 3m,60 de hauteur. Ils supportaient un fronton triangulaire encadré de nagas.
Un cordon de personnages dans l'attitude de la prière (vus par le Dr Harmand à son second voyage) régnait près du sol sur le mur intérieur de la salle.
Des restes de murailles presque entièrement enfouies indiquent la place de larges constructions latérales ruinées.— Les galeries suivantes,.
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plus étroites, présentent des pignons triangulaires, avec encadrements légèrement sculptés et percés de cinq trous qui recevaient les poutres •de la toiture.
Une petite fosse de trois mètres de long sur un de large, au fond de laquelle on descend par quelques marches, se présente, au sortir du vestibule, entre deux préasats en bienhoa de forme grossière et dont la cella est vide.
2° On pénètre dans l'enceinte du temple proprement dit par un gopoura en briques de 18 mètres d'élévation, avec portes hautes <le 3m,60 et de forme légèrement trapézoïdale, comme les portes égyptiennes ou certaines entrées de monuments de Java. Le linteau supérieur est très épais ; deux de ses angles sont abattus de manière à le faire reposer sur une suite de briques en escalier. Au-dessus, la muraille est évidée en triangle, pour distribuer la pression supérieure sur les côtés, au lieu de la faire porter sur l'architrave que ce poids énorme eût pu rompre. — J'ai aussi observé cet arrangement dans plusieurs édifices en pierre (Méléa entre autres) ; mais là, les vides sont masqués des deux côtés par des tablettes de grès qui semblent faire partie de la muraille.
Le gopoura, terminé comme les tours de Séliam par une grosse fleur de lotus, est à six ou sept étages en retrait, accusés au dedans comme au dehors, et disposés comme dans la tour de Bouddha Gaya au Bengale. Des colonne t te s élégantes y occupent la place habituelle, aux angles des portes, et soutiennent l'entablement. Je n'ai dégagé que celui de l'est (Voy. p. 97).
Outre les restes de la statue géante abritée sous ce gopoura, on y voyait aussi des fragments de stèles, une suite de ligures mythologiques encadrées d'ogives, ainsi que la statue de femme figurée p. 98, et quelques autres débris. — Une conduite s'ouvrait à un angle, sans doute pour donner issue à l'eau servant au lavage des statues.
Au sortir du gopoura, on passe entre les colonnades des petites galeries, à l'extérieur desquelles s'allongent des balustrades de nagas, grossièrement sculptées ; des garoudas (Ûgurés sur le plan par des points) se dressaient aux angles.
La salle des statues (p. 96 et 97) et le gopoura intérieur franchis, on se trouve devant l'escalier du sanctuaire, construction à trois compartiments, ruinée, qui avait peut-être été jadis surmontée d'une tour.
Ce sanctuaire et le groupe de préasats dont il est entouré reposent sur un soubassement en forme de T dentelé, le tout construit en petites briques mal jointes ; les portes des tourelles sont encadrées de linteaux de grès Gnement sculptés.
Le gopoura de sortie s'ouvre sur une seconde salle en croix gardée par des tévadas (Dr Harmand), tandis que la première Test par des guerriers analogues aux personnages figurés sur les pilastres des tours de Phnom Boc.
La chaussée qui suit est entièrement envahie par la végétation ; elle conduit, par une porte aujourd'hui ruinée, au parc qui renferme la grande pyramide.
3° Le plan ci-joint, et la vignette (p. 299), permettent de se rendre un compte exact de la disposition de cette construction massive à sept étages. Le petit carré centrai indiqué sur le plan représente un puits d'environ i mètre de côté et 8 de profondeur, creusé au sommet du monument. La bande noire qui l'entoure figure un premier mur très épais, soutenu extérieurement par d'énormes cariatides fantastiques. Un couloir, à peine assez large pour permettre le passage, règne entre cette clôture et une seconde muraille de même épaisseur. Ces deux enceintes sont en ruines du côté de l'ouest ; la plus grande s'ouvrait à l'est par une porte aujourd'hui sans entablement; ces murailles basses étaient probablement surmontées d'une construction terminale.
4° Au dehors du parc s'élève enfin le monticule artificiel.
Considéré dans son ensemble, Ka-Kéo paraît être l'œuvre d'architectes puissants mais d'un goût lourd et peu gracieux,' Le temple à tourelles, vu à l'intérieur, pouvait présenter un coup d'oeil pittoresque ; au dehors, il n'offrait ni les riches ornements, ni les moulures, ni les sculptures des beaux édifices. La pyramide bien assise était aussi fort peu ornée. Les quelques sculptures très fines que Ton rencontre sur les entablements et les colonnettes de Ka-Kéo prouvent cependant que cet édifice a été construit à une époque où l'art khmer avait acquis déjà son développement. — La largeur des salles à toitures en charpente, la grande dimension des ouvertures, la disposition des enceintes très rapprochées, la forme des gopouras peu ornementés, le genre des crêtes de la grande muraille et la présence d'une statue en plein mouvement sont autant de particularités qui semblent même caractériser une époque de décadence.
On remarquera de plus que, bien qu'étant le plus important monument de ce district, Ka Kéo n'est pas placé exactement à l'ouest du lac centre ordinaire des édifices agglomérés pour former les villes. Cette situation spéciale est au contraire occupée par un autre temple, vraisemblablement plus ancien, et que le Dr Harmand décrit ainsi : « un groupe assez vaste entouré d'une muraille de bienhoa à l'inté- « rieur de laquelle on pénétrait par une haute tour de briques cornet plètement démolie. Cette tour abritait plusieurs groupes de singes « gigantesques parés et couronnés... Dans l'intérieur de l'enceinte, « se trouvaient trois préasats et les débris de plusieurs tours en « briques. »
Les édifices à lingam et la belle préasat contenant le cube de grès, décrits p. 99, donnent à ces ruines un intérêt spécial au point de vue de l'étude de religions des l'Indo-Chine ancienne : notons en passant que les trois pyramides à puits central actuellement connues au Cambodge : Ka-Kéo, Préa-Tomrey et Krush, sont situées dans une même région, voisine de la tour d'Hanh-Ghieï, dont l'inscription est, au dire des bonzes consultés par M. Harmand, écrite en langue cham.
Si nous cherchons les analogies qui peuvent exister entre ces monuments et ceux des contrées environnantes, nous en trouvons de frappantes avec plusieurs temples de Java : ceux que Ferguson désigne sous le nom de Tree Temples (XIVe et XV° siècles) : Panataram, Toumpang, Papor, etc.. C'est encore à Java que nous rencontrons ces temples ou chapelles (carrées avec toits en pyramide à degrés), qui renferment une statue, un piédestal à lingam ou même un cube de pierre placé en face de l'entrée (Voy. Boro Boudour, — Dr G. Leemans et Boro Boeddorv, — Herr Brumund).
Félicitons-nous en terminant de l'heureuse pensée qui a conduit M. Harmand à aller continuer à Ka-Kéo des recherches qui devaient être si fructueuses, et souhaitons que de nouvelles investigations viennent bientôt achever de nous faire connaître ce district intéressant.
BAS-RELIEFS DE LA SECONDE GALERIE DE BAION ' (Tcxlc et dessins par M. Harmand).
Face Sud3. — Ala partie inférieure se trouvent dans une pirogue deux personnages : le premier,qui semble être une femme, lient des fleurs dans chaque main; l'autre est à demi détruit; on ne distingue plus qu'un bras, et une main qui tient une pagaie. La pirogue est entourée d'une quantité de poissons. — A côté de la porte, deuxième groupe : une femme, avec la coiffure ordinaire des danseuses, se tient debout, un bras levé; une autre femme, placée plus bas, les bras levés, semble lui adresser une prière. — Troisième groupe : deux femmes debout se tiennent embrassées par la taille.
Grande scène représentant un personnage étendu sur des coussins. D'un côté, un homme semble le soutenir avec sollicitude et appeler
deux autres personnages qui portent un matelas. De l'autre côlé, un individu qui parait être un médecin vient poser sa main étendue sur ta tête du malade ; il est suivi d'un serviteur portant des objets indistincts.
1 La galerie extérieure de ce temple est dans un état de ruine si complet qu'il était impossible d'en voir les bas-reliefs qui couvraient jadis une surface double de celle occupée parles sculptures décrites ici.
M. Harmand a bien voulu me suppléer dans cette étude que l'état de ma santé m'empêchait de faire moi-même.
1 La description commence par l'angle sud-ouest, en face d'une porte ou brèche pratiquée dans la muraille de la galerie extérieure et par laquelle les visiteurs abordent ordinairement le monument.
Derrière : un groupe de quatre personnages ; l'un est accroupi, dans la position favorite des Cambodgiens actuels, auprès d'un coffret dont il soulève le couvercle qui est maintenu par l'aide d'un autre homme tenant un vase. Cette scène est figurée près d'une porte placée au pied d'un monument en forme de pyramide.
Sur ce monument, au sommet duquel on parvient par un escalier avec lions sur piédestaux, se trouve un personnage plus grand que les autres. A sa gauche, se tiennent agenouillés deux hommes portant des présents; à sa droite, deux femmes accroupies.
Sur les marches de l'escalier menant à la plate-forme, on voit un grand personnage, à la figure souriante, un bras tombant le long du corps, l'autre étendu en signe de protection et de bienveillance. Audessus de sa tète, quantité de parasols, d'éventails, d'enseignes, de
Parasol.
Trident ou bannière.
Enseigne. Trident.
Éventails.
queues de cheval. Huit individus agenouillés sont devant lui. Au bas trois chevaux, tout harnachés, attendent avec des hommes et des serviteurs. On voit aussi un char dételé, formé d'une paire de roues minces portant une sorte de siège, comme celui de nos caissons d'artillerie. Tout cet ensemble est précédé d'une série double (moitié sur une ligne supérieure, moitié au-dessous), d'une vingtaine d'hommes agenouillés, portant des parasols, des étendards, des armes, et formant une suite de personnages couronnés, en adoration devant une idole à quatre bras, debout dans une niche. — De l'autre côté de la niche, la même scène d'hommage à cette idole.
Suit une autre scène religieuse :on vient adorer un dieu à deux bras seulement. Tous ceux qui lui offrent leurs hommages ont le menton et le bas» de la figure couverts d'une longue barbe. Beaucoup d'animaux, pour combler les vides du bas-relief: cerfs, chevreuils, lièvres, écureuils; plus haut, des poissons.
Un épais lacis de racines de ficus cache une grande étendue du mur. A
l'endroit où la pierre reparaît on voit des danseuses exécutant une danse très légère autour d'un personnage barbu, accroupi, et ayant à droite et à gauche des porteurs de parasols qui semblent lui présenter une supplique. Au-dessus, danseuses tenant un serpent1. — Arbres au travers desquels passent des cerfs poursuivis par un animal féroce. — Écureuils.
. Les racines cachent de nouveau le mur jusqu'au bout de la galerie. — Ou se trouve dans un petit vestibule. Le bas-relief du fond est trop effacé pour qu'on y puisse rien distinguer. En retour, scène d'adoration d'un personnage tenant un trident de la main gauche.
Monument avec trois tours. Fausses portes sculptées sur la muraille.
En haut, danseuses à serpent 9.
Une porte, précédée d'un escalier, donne accès dans un autre petit vestibule. Sur chaque face, se trouvait, dans une niche et sur un piédestal, un personnage accroupi, ou les jambes croisées : ces figures ont été martelées et détruites; le piédestal seul subsiste.
Traces de peinture rouge sur les arbres figurés sur tout le resté de la muraille.
Un personnage à grande barbe, tenant un trident de la main droite, est debout dans une niche. Trois suivants le servent; l'un tient une boîte. De l'autre côté, trois femmes ayant la coiffure ordinaire aux danseuses, se tiennent agenouillées; derrière elles se trouvent des individus plus petits, portant des corbeilles sur leur tête.
Au-dessous, scène de danse avec orchestre : sept musiciens ou musiciennes, toujours avec la coiffure en cône; une harpe à sept cordes ; quatre guitares ; cymbales. — Deux danseuses ; une troisième accroupie semble leur donner des ordres. — Huit spectateurs accroupis, une main sur le ventre l'autre sur la poitrine, ou les mains jointes.
Dans des niches, deux personnages. barbus, couronnés, supportés par un piédestal en forme de fleur de nélumbium, sont adorés par deux rangées de personnages portant des parasols, des étendards, des éventails ou des armes. — Char muni d'un siège3; personne n'y est
1 Ou un bouton de lotus à l'extrémité d'une longue tige, qu'il est facile de confondre avec un serpent.
1 (Môme remarque).
* Ou d'une sorte de coffre.
assis ; on ne l'en protège pas moins, avec soin et respect, sous des parasols. — Au sommet d'un escalier, personnage barbu, couronné, tenant une sorte de sabre, d'épée ou de sceptre; tous les gens
Harpe. Arme. Cbir. Ëpée on sceptre.
qui le précèdent adorent les idoles et les hommes barbus semblent composer sa suite.
Bas-relief très détérioré; on y distingue un personnage coucbé, et d'autres accroupis à ses cotés.
Le bas-relief qui suit est très gracieux ; certaines de ses parties sont bien conservées, d'autres, au contraire, très détériorées. Au-dessous d'une porte sculptée, une femme, les jambes croisées, est assise sur un fauteuil comme ceux qui se voient encore de nos jours dans les pagodes et où les bonzes se placent pour lire les livres sacrés ; des colliers se croisent sur sa poitrine, entre les seins ; elle a les bras chargés de bracelets; sa coiffure est de forme conique. A sa gauche, un individu agenouillé lui présente une petite boite; à droite, deux femmes
I" éventent; à côté, le meuble représenté ci-contre et qui renfermé des armes, un éventail, un bouclier, un arc au-dessous desquels sont des vases de différentes formes.
- La même scène, très effacée, est reproduite à côté. Suit un éléphant, monté par un personnage plus grand que ses compagnons et qui tient un sceptre ou une épée. L'éléphant est placé dans l'encoignure et la tête, se continuant sur la muraille en retour, fait avec le corps un angle droit. Au-dessous, file de soldats armés; un cheval; lances; épieux ; coutelas. Un des soldats a la figure ornée d'une barbe ; le reste, très effacé, se continue au-dessous de l'éléphant de la façon indiquée... On n'aperçoit plus qu'un arc bandé, avec un bras sur le coin de la- muraille.
Scène militaire continuant la précédente. Deux éléphants, la trompe dressée, marchent à la rencontre l'un de l'autre d'un air furieux; leurs cavaliers, de grande dimension, debout sur leurs selles, se lancent des flèches ; les soldats armés de lances et de larges sabres sont aux prises. Quelques-uns sont munis d'un bouclier rond. Un autre personnage sur un éléphant, lançant une flèche.
A la suite de cette scène, est représentée la mer ou une rivière : l'eau, comme toujours, est figurée par des poissons en tous sens. Au-dessus de ce bas-relief, personnage en prière devant une niche où se trouve une divinité sur une fleur de lotus ; la tige de la plante plonge dans l'eau située au-dessous, au travers des poissons.
Porte à trois marches, flanquée de chaque côté de la figure de femme qui se reproduit partout.
Deux séries de personnages (superposés comme toujours sur deux rangées), sont en marche ou en procession ; ils portent des parasols, des armes, un gong suspendu au moyen d'un bâton sur les épaules de deux hommes, comme cela se fait encpre aujourd'hui. D'autres soufflent dans des cornes ; ils accompagnent une sorte de chaise à porteurs ou de palanquin porté par six esclaves, et qui ne contient personne.
On arrive ainsi jusqu'à une palissade, avec porte. De l'autre côté de la palissade, suite de scène à plusieurs personnages. L'un tient un coffre carré, ouvert devant une femme ; d'autres sont agenouillés en file devant une niche dont on a détruit la sculpture à coups de marteau. Le personnage mutilé était supporté par une fleur de nélumbium dont la tige s'enfonce dans l'eau ; pirogue montée, pagaies, poissons, monstres aquatiques.
L'intérieur d'une habitation. Un pèrsonûage de grande dimension
y reçoit des hommages el des présents ; on revente; il tient un sceptre étendu. Autre individu plus petit protégé par des parasols. A la rangée inférieure, hommes agenouillés deux par deux ; l'un tient sur ses mains un poisson sur lequel se trouve sculpté un petit personnage aux jambes croisées, et qu'il semble présenter au roi.
Bas-relief très intéressant. — Un roi de grande dimension est attaqué par des éléphants. — Un énorme, éléphant est terrassé; le roi le tient de la main gauche, une patte en l'air ; de sa jambe droite, il contraint ranimai à rester couché à terre et il lève l'autre main, sans armes, comme pour achever son enneipi. Le roi a la poitrine couverte d'une sorte de cuirasse carjée ; il est suivi de ses porteurs d'étendards et de parasols.
La série inférieure est formée de soldats, sonnant de la trompev ou portant des gongs ; tous ont leur bouclier.
Cuirasse.
Bouclier.
Lance.
Le même roi est aux prises avec un monstre pareii à ces animaux que nous désignons sous le nom de lions, et qu'on plaçait aux angles des avenues et belvédères. Il le tient en respect de la main droite appuyée sur le muffle et lève la main gauche étendue, comme pour l'abattre d'un soufflet. Derrière, parasols et étendards. Au-dessous, file de personnages agenouillés, armés de sabres et de massues.
Galei*ie suivante. — Fausse porte flanquée des deux femmes habituelles ,
Un grand personnage, monté sur un éléphant, est accompagné de ses troupes et de son appareil ordinaire ; il semble donner un ordre au cornac armé d'un bâton. Au-dessous, soldats munis de très longues lances (Voy. la vignette ci-dessus). ■
Deuxième grand personnage monté sur un éléphant; il est armé d'un arc. L'éléphant est coiffé d'un bonnet conique à six ou sept étages. Au-dessous, files de soldats. La scène se continue sans interruption jusqu'au bout de la galerie.
Encore deux éléphants, puis deux autres marchant en sens inverse à leur rencontre. Il y a mêlée ; les soldats combattent arec entrain.
Face est. — La même histoire semble se continuer sur la face est.
On y voit d'abord un grand personnage, monté sur un éléphant et donnant des ordres. Il porte une arme (voyez p. 401) souvent reproduite dans les bas reliefs et dont on se sert encore aujourd'hui. Les soldats sont armés de lances et de boucliers allongés (déjà figurés). L'un d'eux, sans doute un officier, tient un sabre et un petit bouclier rond ; d'autres portent des vivres, des fardeaux suspendus à chaque extrémité d'un levier ou balancier porté sur l'épaule comme cela se fait encore aujourd'hui. Un cavalier avec des fantassins.
En passant devant la salle ou se trouve un mauvais Bouddha assis, et portant des traces de vernis et de dorures, on tombe sur la grande galerie de Vest dont la voûte est écroulée*
Là, c'est un cortège militaire qui se continue jusqu'à l'extrémité de la galerie; il semble faire-suite au précédent. Le bas-relief est toujours divisé irrégulièrement en deux séries superposées. Les éléphants avec leurs grands cavaliers occupent en hauteur les deux rangées. Le fond est rempli par les étendards, les oriflammes, les parasols, des arbres et des animaux, naturels ou fantastiques ; il s'y trouve deux éléphants très bien conservés avec leur harnachement de guerre complet, glands, selles, clochettes, etc., etc. La plupart des guerriers portent une coiffure qui ressemble à une fleur renversée posée sur la tête.
Casque de soldat.
Les éléphants ont le front couronné des coiffures représentées dans la vignette ci-jointe. Au-dessous des danseuses, vêtues d'un costume particulier, portent chacune une sorte de veste très brodée.
A la suite du deuxième éléphant vient un cortège de musiciens tenant des cymbales et des tambours, des gongs, des tamtams à main.
Parait alors une aorte de coffre très orné qui contient, soit un trésor, soit l'épéo royale ou quelque autre objet révéré. Ce coffre ( Voy. p. 178) est porté par une dizaine d'hommes et précédé de nombreux étendards et parasols. Au-dessous, chevaux et soldats.
Couronne» d'étéphanU.
Quatrième éléphant. — Le cavalier qui monte le quatrième éléphant tient un drapeau ou oriflamme figurée ci-contre.
Cymbale». Tambour. Oriflamme.
Porte. — Vestibule. — De l'autre cité de la porte, la plus grande partie des sculptures a disparu sous les décombres des étages supérieurs et de r encorbellement de la voûte écroulée.
Dans le vestibule qui fait suite à la galerii écroulée, scène religieuse. Des personnages couronnés, vêtus do longues barbes, s'inclinent et apportent des présents devant une niche martelée.
En retour, scène moitié religieuse, moitié domestique. Un personnage de grande dimension accueille des suppliques; il est assis sous un portail. A coté, un cuisinier coupe en morceaux, au-dessus d'un vase placé sur un fourneau, un légume quelconque. Au-dessous, scène de pèche et de chasse à l'arbalète; l'arbalète est identique à celle de nos jours.
Vestibule rempli de décombres : on ne voit plus émerger que ces niches ogivales, dont le personnage a été gratté ou démoli à coups de massue.
Petite galwie ou vestibule. — Le premier ^tage du bas-relief représente une scène religieuse. Au rez-de-chaussée, plusieurs individus sont rassemblés et semblent se livrer à une conversation amicale. La végétation et les décombres accumulés rendent le fond trop
Arbalète.
sombre pour qu'on puisse rien distinguer. Entre l'escalier et la porte, scène cynégétique; un sanglier s'enfuit, frappé par la flèche d'un chas-" seur. Des singes dans les arbres. Une vache et son veau; la vache est admirable. Au dedans, deux danseuses très bien exécutées et parfaitement conservées.
Suit une galerie écroulée. — Petite galeiHe ou vestibule : Un personnage, de grande dimension, est éventé par ses serviteurs. Une femme est placée près de lui, sur le même plan, dans la même situation. — Au-dessous, danseuses et musiciens; on remarque une harpe à douze cordes. Une femme, assise à côté des danseuses, est coiffée d'une façon tout à fait exceptionnelle ; sa coiffure rappelle beaucoup celle des femmes annamites élégantes d'aujourd'hui. — Un roi sans armes livre combat avec ses seules mains à un serpent gigantesque. Plus loin, le même, sans doute, se repose de ses exploits, entouré de sa cour. Ensuite, il est couché sur un lit entouré de ses femmes qui ont l'air de le masser;, le massage est en grand honneur chez les Cambodgiens modernes.
A la rangée inférieure, les soldats s'exercent et font des armes» Jolies danseuses.
Au commencement de la galerie suivante f scène intéressante. Deux éléphants, très bien observés, vivement poussés par leurs cornacs, tirent en sens inverse sur des câbles tendus qui viennent s'attacher^ sans qu'il soit possible de voir de quelle manière, à une grosse statue de femme. Des hommes tirent également de toutes leurs forces sur ces câbles ou sur d'autres, soit horizontalement, soit oblique-
ment. Le basrrelief est divisé eu trois étages : au milieu, les éléphants ■et les hommes; au-dessus, d'autres personnages tapent a coups de masses (de deux formes différentes) sur la tête de la statue ; au-dessous, au milieu des décombres et des mousses qui recouvrent la sculpture, on distingue encore des hommes (avec deux sortes de coiffures),
tirant à droite et à gauche sur des cordes fixées à la statue qu'ils se proposent d'abattre; on aperçoit, très indistinctement, des scies et un foyer sur lequel on verse une substance indéterminée, contenue dans une sorte de corbeille.
En suivant dans celte galerie, scène nautique : deux pirogues avec des pagayeurs; monstres marins. Entre les deux pirogues des hommes portant sur leurs épaules une chasse (semblable à celle qui est figurée plus haut). Il est à noter que cette chasse a été martelée. On a l'air de combattre; quelques hommes sont jetés à l'eau ou tombent dans le fleuve au milieu d'énormes poissons et de crocodiles. En haut, danseuses avec dés serpents '.
1 Même remarque que plue haut.
Suit un assez long espace oit il est impossible de rien voir. Porte, puis scène militaire. Plusieurs éléphants, montés par des cavaliers armés d'un coutelas ou d'un sceptre; cuirasses; boucliers
Cuirasse. * Boucliers. Sagaie. Gaffe des- cornacs
d'éléphants.
ronds. C'est toujours la même scène qui se reproduit avec quel* ques variantes dans les détails, les ornements, etc. Ici, les soldats ont leur bouclier long suspendu sur le dos. Devant les éléphants marchent dix hommes, portant deux châsses avec étendards et parasols. Une première voiture à deux roues, supportant une sorte de boite ou de siège, sans rien dessus, est traînée par plusieurs chevaux ; grand nombre de parasols. Quatre voitures pareilles se suivent à la file. Au-dessus se voient trois femmes couronnées, portées dans des palanquins (semblables à ceux que Ton voit à Phnom Penh, dans le palais du roi ou dans toute la Gochinchine et au Tong-King). — Un hamac suspendu à un bâton très orné. — Vient ensuite un grand chariot, à six roues solides, traîné par des hommes attelés devant et derrière ; deux griffons se voient sous le char. Dans la composition du milieu, se tient un roi dont la figure a disparu; devant et derrière, une femme. Parasols, drapeaux, longues files de musiciens et de soldats, porteurs de vivres et de fardeaux.
Face nord. — En partant de t angle nord-est; Un roi dans l'intérieur de son palais (figuré par une suite de barrières, de palissades, de portes sculptées) est entouré de femmes, do danseuses et de courtisans A la porte du palais, un prince se dispose à monter dans un chariot à six roues, divisé, comme un wagon, en trois compartiments. Au dessous, une voiture attelée de deux jolis bœufs à bosse.
Cortège avec femmes, éléphants, soldats, cavaliers. — Grand éléphant richement caparaçonné (Voy. à la vignette p. 410, la coiffure de cet éléphant) est maintenu par des rênes qui passent dans la bouche et sur
lesquelles tirent plusieurs hommes. En approchant d'une statue de grande dimension, assise, les jambes croisées sur un piédestal, toute la tête du cortège tombe à genoux, les mains jointes. On voit ensuite une pagode avec les marches d'un sra, où sont figurés des nélumbiums et des poissons.
En franchissant un petit escalier, on tombe dans un vestibule. — Le cortège continue sa marche et croise un autre procession se dirigeant en sens inverse. On y retrouve les mêmes scènes, les mêmes détails. Tout ce monde a donc l'air de se rendre en pèlerinage à cette statue.
Un individu couronné portant un sceptre, ou une arme en forme de trident, est entouré d'autres personnages qui l'adorent. Il semble être posé sur le dos d'un grand krouth ayant à ses côtés un dragon à quatre têtes.
Chasse au sanglier. — Plus loin, des hommes portant des présents dans leurs mains ou sur leur tête montent et descendent des escaliers qui viennent aboutir à une habitation, pagode ou palais. Un individu est assis sur un taureau très bien exécuté (comme le sont d'ailleurs tous les bœufs représentés sur ces bas-reliefs). Il est armé d'un trident et tient un enfant sur ses genoux. Danseuses et courtisans.
Vestibule avec escaliers. — Galerie» — Personnage monté sur un bœuf, coiffé d'une espèce de chapeau de gendarme et portant une longue barbe. — Étendards, parasols. — Scènes de palais et de chasse (très détériorées). Un roi barbu est entouré de courtisans également barbus ; on leur présente un taureau.
Petit vestibule,- avec personnages ébauchés, plus grands que nature, et n'ayant jamais été achevés. Trois statues, dont deux à plusieurs têtes, reçoivent les adorations de quelques individus. — Des vaches. — Un sanglier. — Statue à dix bras, avec une seule tête.
Trois pirogues se suivent dont deux sont matées et voilées, elles sont chargées de sculptures et montées par des personnages de distinction et des danseuses. Dans la première pirogue, se voit un personnage portant un sceptre et assis sous un dais ; à l'arrière, des serviteurs, hommes ou femmes, préparent une boisson sur un réchaud (voy. la vignette p. suivante) ; à côté, d'autres personnages tiennent des tasses. Nombre d'oiseaux fantastiques. Poissons et monstres marins.
Le cortège, qui se continue, arrive à l'entrée d'une ville ou d'un palais : on voit une porte surmontée d'une tour. Cette porte, comme
celles de beaucoup d'édifices, a ses côtés couverts de sculptures représentant des femmes à haute coiffure. Plus loin, on distingue, au travers des arbres, le sommet d'une tour.
Coiffure d'éléphant. Voile. Fourneau.
Dans une forêt : animaux fantastiques, dragons à têtes multiples, éléphants, rhinocéros.
Le reste de la galerie est occupé par une procession portant des vivres, des fardeaux, des présents et se dirigeant à travers cette forêt, vers cette même porte sculptée, dont j'ai parlé tout à l'heure.
Face ouest. — Longue série de scènes militaires. File d'éléphants, montés par des cavaliers protégés par une cuirasse rectangulaire. Au-dessous, chevaux, soldats armés de lances. L'ennemi principal est un gigantesque krouth couronné, monté par un personnage de grande dimension. Les- soldats combattent bouclier contre bouclier; chevaux, soldats, éléphants marchent les uns contre les autres, sans qu'on puisse distinguer à quel parti reste la victoire. Un .éléphant est coiffé d'un bonnet analogue au serre-tête de nos enfants.
Porte flanquée de femmes à serpent. Scène de palais : porte d'un monument avec personnages gravissant l'escalier; musiciens et danseuses ; instruments ordinaires.
Sur la muraille f en retour, un grand personnage lutte avec un autre ; le pied posé sur son adversaire, il le maintient à terre. Au-dessous, des femmes se promènent dans un jardin où elles cueillent des fleurs.
La plus grande partie de cette galerie est écroulée ou encombrée de décris. Ce gui en reste est assez bien conservé.
On y voit une grande bataille: Un personnage de haute stature, monté sur un char traîné par des lions, attaque son adversaire à coups 4e sagaip»
Vestibule sans intérêt.
Petite galerie. — Scène militaire analogue à la précédente. Deux races dé chevaux : les uns grands, les autres petits.
En retour, scène religieuse. Adoration d'une statue.
Petite galerie à escalier. — Personnages barbus se promenant dans une forôt. Animaux fantastiques ou réels. Scène religieuse.
Je citerai encore une scène se rapportant à l'érection d'un monument1.