‹ Voyage au Cambodge; l'architecture khmerChapitre 20 sur 42 · I. Inscription de Préa-Khan (Gompong-Soai · texte numérisé non relu

I. Inscription de Préa-Khan (Gompong-Soai

« Rendons gloire à celui qui possède la connaissance suprême. Qu'il nous donne la science I Qu'il nous donne la volonté d'éteindre le péché! Que celui qui, par sa perfection accomplie, est délivré delà douleur, nous fasse traverser la triple douleur ! de môme que le marchand intelligent prend soin de ses serviteurs.

« Vénérons les pieds augustes de notre maître. Moi, du nom dePréa Sréy Sauriopohr, quatre fois béni comme le roi des.Nagas, grand roi de la race solaire, j'ai les quatre beautés du roi des Nagas : les épaules larges, la taille mince, la figure semblable à la pleine lune, le corps sans aucune des imperfections dont le nain difforme est le type.

« A l'heure de la mort tous les êtres paraissent comme frappés par le glaive. Entre tous ceux qui parlent une langue, les premiers sont les poètes. Celui qui fait l'aumône de ses propres mains prêche par l'exemple. Qui connaît sa nature peut atteindre l'autre rive. Marche droit le sage qui connaît la loi. Celui qui agit ainsi est par cela même un sage qui connaît dans les deux causes (???). De la poussière naissent beaucoup d'actions coupables.

« J'ai quitté le trône parce que ma sagesse l'a reconnu entaché de souillure. J'ai retranché la matière du jour où je me suis purifié...??

1 Cette scène avait été moulée eh carton-pâte par M. le D* Jullien ; le moule en a été malheureusement détruit par un accident

le corps a été brisé, trituré... (???) avec la force du vent que produit le garoudha qui saisit un naga et vole dans le Nirvana où finit toute

espèce de plaisir. Qui renserse les ennemis et les disperse au loin

La nature qui conduit au dehors est une nature à là saveur douce, semblable au vent qui efface les traces des animaux... (?) » '

IL Inscription votive.

« L'an de la gloire [du Bouddha).. . ; Tannée de la chèvre, mois des fleurs [janvier), le vendredi, jour de la pleine lune, le Néah Sâmdash Ariyo- "soihom au cœur pieux et fervent a fait faire une statue du Bouddha en or, et soixante-seize statues en bois pur. Alors se sont réunis les religieux ci-après : le Sâmdach Préa Barobam, le Néak Préa Réaméa, le Préa Maha Mongkol, le Néak Préa Réech Sottha, le Néak Préa En Kalas, le Néak Préa Bâvor Sottha, le Néak Préa Bâvor Mongkoléen, le Néak Préa Réech Seylachar Maha Théra Réech Bâpit, — tous doctes et anciens religieux. Ils ont décidé que le Néak Préa Ariyosothom affranchirait le nommé Suos, qui serait un homme libre, sans entraves. Ils ont dit: Que, si quelqu'un s'empare de cet homme, en fait son esclave, à celui-là il ne serait point pardonné par les Bouddhas, innombrables comme les grains de sable ; — que, si quelqu'un s'empare de cet homme pour en faire son esclave, celui-là tombera dans les enfers ; — que, si quelqu'un a le dessein d'effrayer cet homme, de lui extorquer de l'argent, de le détourner de son service religieux auprès des statues, celui-là sera puni, sera réduit en esclavage, comme ayant commis l'un des cinq crimes qui comportent châtiment immédiat. »

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