Tome II
Émigration. — Peu de motifs pour déterminer l’homme riche à venir s’établir en Canada.
— Point d'avantage à employer des capitaux dans le défrichement. — Projet d'amélioration par le moyen de canaux. — Progrès à faire par l’agriculture , l’industrie et les aris, avant que ce pays puisse offrir aux ctrangers les mêmes avantages et les mêmes
espérances que les Etats de l'Europe.
Si quelques hommes possesseurs de capitaux considérables venaient s'établir en Canada,
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sans doute ils procureraient de grands avantages à ce pays où la pénuric d'argent est trèssensible : mais je doute qu'ils y trouvassent eux-mêmes beaucoup de bénéfice. Il y à huit ou dix ans, on regardait généralement comme un placement avantageux , l'emploi de fonds en acquisition de terres incultes. Quelques personnes en ont couru la chance ; leur ruine à prouvé combien cette idée était erronée. On croyait alors que les terres augmenteraient de valeur de 300 pour cent au moins, dans dix ans ; tandis qu’au contraire leur prix diminue chaque jour. En 1818, quand nous arrivâmes dans ce pays, les terres inculies se vendaient trois dollars par acre, ou plutôt pouvaient être vendues cette somme : à présent (1823) , j'ai vu plus de 200,000 acres de terre vendus à moins de 2 schellings 6 deniers par acre ; et je ne doute pas que ce bas prix sc maintienne si les choses restent dans leur état actuel, c'est-à-dire , si nos productions ne sont pas plus recherchées, et si le gouvernement continue à négliger le Canada. Il est donc évident que les spéculations sur les terres ne peuvent offrir aux capitalistes que des chances
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