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fort incertaines de succès. Il n’est pas rare de voir des terres situées dans des quartiers déjà passablement habités se vendre pour moins d’un schelling par acre; il ne faut pas de grands efforts de raisonnement pour prouver que ce prix même est au-dessus de leur valeur réelle. On peut maintenant acheter pour moins de
“cent cinquante livres sterling , deux cents acres
de terre, dont cent sont en culture et fermés de palissade, avec une cabane et une grange pour le bétail ; il est donc évident que les terres incultes et désertes ne sont d'aucune valeur intrinsèque, puisque la dépense nécessaire pour les constructions, le défrichement et la clôture de ces terres, excèderait de beaucoup celle que je viens de mentionner. En effet la construction d'une cabane coûte douzelivres sterling ; celle d’une grange 5o livres ; le défrichement de cent acres et l'établissement des palissades a coûté 500 livres au moins : ce qui donne un total de 562 livres sterling.
Dans l'hiver de 1822, un de mes amis vendit un domaine qui consistait en 400 acres de terres de la meilleure qualité pour trois cents livres sterling. Sur cette ferme, il y avait une fort jolie
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maison de 32 pieds de longueur sur 20 de lareur, dont la construction avait coûté 15o livres sterling. Une grange de 56 pieds sur 20, qui avait coûté 20 livres, et plus de cent acres de terres défrichées , dont 50 étaient bien palissadés et en plein rapport. Toutes les personnes du voisinage trouvaient que ce domaine avait été bien vendu; et cependant le propriétaire n'était pas réellement dédommagé des frais qu’il avait faits pour l'amélioration de cet établissement Mais il aurait pu attendre longtemps encore sans en obtenir un prix aussi élevé. Il fut, par conséquent, très-content de son marché. En 1818, cette ferme dans le même état se serait vendue 1000 livres sterling. Lo prix des terres diminue chaque jour, et chaque jour l’argent devient plus rare.
Une grande affluence dans cette contrée , d’émigrans riches et recommuandables, augmenterait sans doute la valeur des propriétés ; parce que les achats qu'ils devraient faire en même temps qu'ils augmenteraient le nombre des demandeurs , mettraient aussi une plus grande masse de capitaux en circulation. Ainsi, si l'on pouvait espérer que des personnes de
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