L'ÉTAT DE NEW-YORCK
Avanr quelques affaires à traiter dans l'état de New-Yorck, je partis de l'établissement Talbot, le 15 aout 1822. Le 18, je traversai la rivière de Niagara, et me trouvai pour la première fois sur le territoire des États-Unis. Je voulais prendre une place dans la voiture qui va de Léwiston à Rochester; mais quand j'arrivai à Léwiston , il y avait déjà une heure que cette voiture était partie.
Ne voulant pas attendre au lendemain, je Jouai un charriot de poste, et j'arrivaile même soirà Oak-Orch:rd, village situé à 45 milles de Léwiston. Là j'attendis la diligence : elle passa
le lendemain ; mais il n'y avait pas une seule Tour I. 17
place vacante. Désappointé pour la seconde lois, je priai le maître de la taverne où j'étais logé de me procurer un cheval, pour me conduire jusqu'au canal neuf, à environ six milles d'Oak-Orchard. Après avoirattendu une heure, jeus un cheval, une bride et une selle sans étrier. Je me mis néanmoins en route ‘et arrivai en peu de temps à un endroit du canal où l'on construisait un aqueduc. Plusieurs ouvriers étaient employés à ce travail; j'appris que chacun d'eux recevait treize dollars par mois, outre le logement et la nourriture.
Ce canal est destiné à établir la communication entrele lac Ærié et la rivière d'Hudson. 1 doit avoir 550 milles de longueur, et la dépense totale est évaluée à 8,000,000 dollars ou 1,800,000 livres sterling. Quoique cette grande entreprise ne soit commencée que depuis cinq ans , le canal est déjà navigable sur une ctendue de 200 milles.
Les habitans de New-Yorck doivent à sir Witt-Clinton, leur dernier gouverneur, tous les avantages que leur procurera cette nouvelle
communication. Sans la persévérance et l'in- Muence salutaite de cet homme d'état distingué,
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