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du nord et la gelée que par une chétive hutte, avec un feu à peine suffisant pour garantir de l'engourdissement, effet naturel d'une mblable situation. Mais l'espoir de l’indépendance suffit pour fortifier l’âme contre des privations plus fortes encore. Et celui qui, pendant qu'il est ainsi couché sur la terre peut parvenir à penser que le jour n'est pas loin où il pourra heureusement reposer sur une couche plus commode, envisage ces tourmens passagers comme un moyen de mieux jouir des dédommagemens qui vont bientôt amplement les compenser. Il voit s'approcher rapidement l'instant où un désert aride sera changé en un <hamp fertile, couvert de fleurs et de fruits. En se livrant à ces joyeuses visions, l’oreiller de bois d'un colon industrieux devient pour lui plus doux que le voluptueux duvet, et sa couverture grossière lui semble plus agréable que les draps de la toile de Hollande la plus fine. |
Village de Dundas. — Ancaster. — Grand chemin de l'Ouest. — Rue Talbot. — Situa- 3 tion de l'établissement Talbot. — Niagara ou à le fort Saint-Georges pris par les Américains. 1 — Revanche des Anglais. — Cascades de éd Niagara. — Anecdote d'un Indien et de 4 deux Blancs. — Bruit des cascades. — Lac ï Erié.— Longue pointe ét pointe du Dinde. — ; Amersbourg. — Sandwich. — Lacs Saint- Clair, Michigan, Huron, Supérieur , et “4
Lac des Bois.
Le voyageur parterre d'Yorck à Amersbourg, ville la plus occidentale de la haute province, et distante d’York d'environ 326 milles, ren- + contre sur sa route très-peu de villages, et ceux F. qu'il y trouvesont depeu d'importance. Dundas,
Grand Situarar a ou ‘icains.
ides de et de — Lac nde. == Saint-
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à5o milles d'York, 4ncaster, à 3 milles de Dun
das, et Burford, à 28 milles d'Ancaster, sont les seuls lieux qui, par le nombre de leurs habitans , ressemblent le plus à des villages : et cependant la population des trois ensemble n'excède pas 600 âmes. Le chemin qui se dirige presque toujours à l'occident , traverse la contrée la plus fertile et la plusic he du nord de l’Amérique-Anglaise : il y a trente ans qu'il n'existait pas une seule habitation entre York et les établissemens français sur le Saint-Clair; excepté quelques retraites très-disséminées et alors paisibles de tribus indiennes, dont la plupart se sont retirées depuis dans des régions plus reculéés.
À environ 40 milles à l’ouest de Dundas, on trouve le commencement d'un grand chemin de 5o milles de long : on l'appelle T'albot- Street; il est parallèle au lac Érié et traverse
- cette grande étendue de pays désignée sous le
nom d'Établissement-Talbot qui comprend un territoire d'environ 11,500,000 acres. Il est situé entre les 42° et 45° degrés de latitude nord et entre les 80° et 81° degrés de longitude ouest. De Dundas le chemin se dirige vers
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Niagara, maintenant appelé le Fort-Georges, et se prolonge parallèlement à la rivière de Niagara jusqu'à Queenstown , et de-là au fort Erié où il se termine. La longueur de ce chemin est de 86 milles.
Niagara ou le Fort-Georges est situé sur la rive orientale de la rivière de Niagara : il fut détruit par les Américains en 1813. A cette époque, on y:comptait près de 200 maisons et plus de 800 habitans.
Immédiatement après que l'armée américaine se fut éloignée de cette scène de désolation, les troupes anglaises, stationnées dans cette partie du pays , traversèrent les lignes : et, pourse venger de l'ennemi, elles détruisirentun grand nombre des villages les plus flurissans des frontières de l’ouest. Depuis la destruction de l'ancienne ville, plus de 100 maisons ont été b4ties sur son territoire, et on y compte aujourd’hui 558 habitans. Après Brookuille, c’est le village le plus agréable dela province::iet, en considération de sa situation salubre et de la proximité des Cascades du Niagara, il est devenuunséjour à lamodependantlesmois d'été. I æontient une église épiscopale protestante ,; une
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maison de réunion presbytérienne, et une cha: pelle de méthodistes, avecune prison et un palais de justice. Les maisons des particuliers sont toutes bâties en bois. La principale rue est large et bien alignée.
L'espace de pays compris entre le Fort- Georges et Queenstown est la partie la plus agréable de la province ( à l'exception de Sandwich et d'Amersbourg ), et on peut dire que c'est celle qui est le plus susceptible d’être améliorée par la culture, et qui offre le plus de sites d'une beauté vraiment remarquable, De belles fermes, des vergers très-florissans et des côtages très-agréables lui donnent un aspect européen.
Queenstown est bâti au pied d’une haute montagne, distante de 7 milles de Niagara.
Elle contient environ 60 maisonsiet 500 habitans. Elle a une église et un palais de justice, des magasins du gouvernement et des maisons pour le départementindien. Sa:situation platte et-peu remarquable ne lui donne pas un aspect séduisant. Toutes les'marchandises , destinées pour la partie occidentale du.pays, s’y débarquent,'et sont transportées par terre jusqu'au
LETTRE VIl.
fort Erié, où elles sont embarquées de nouveau pour leurs différentes destinations sur les bords des lacs EÉrié, Saint-Clair, et Su-
PAR res
périeur. 4
Les Cascades de Niagara sont à environ # 7 milles de Queenstown,et situées sur le détroit ' qui unit le lac Erié à l'Ontario : l'impression :
que produit sur l'âme la première vue de ces ph étonnantes cataractes est, à ce qu’on assure, telle qu'il est impossible à tout homme, tant : soit peu possédé dela manie d'écrire, de résister i à la tentation d'en faire une description quel- ù conque : j'espère donc que vous me pardonnerez d'en placer ici une légère esquisse.
Je visitai pour la première fois ces célèbres cataractes dans le mois de septembre, saison de l’année où l’Amérique est le plus agréable. Les plus fortes chaleurs sont alors abattues. Le {à mousquite , rassasié de sang humain, a suspendu ses profondes piqûres, et l'homme délivré des mouches irritantes, des innombrables insectes acharnés à le tourmenter, et de la chaleur brûlante d’un soleil presque insupporta-ble , jouit d’un agréable repos, et se promène dans les campagnes, tranquille et satisfait. Jus-