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por PEN: ARONT RS Sens
LETIRE XX. 30
chons ; l'intérieur du traîneau est garni en peau d'ours,etune peau de buffle à laquelle on a laissé son poil, couvre les voyageurs depuis les pieds jusqu'à la ceinture. Ainsi équipés, ils bravent les temps les plus rigoureux et voyagent souvent l'espace de 10 à 15 milles sans s'arrêter pour se rafraichir ou pour quelqu’autre cause.
Dans les premiers jours d'avril, la neige commence à disparaître graduellement ; les chemins deviennent impraticables et les voyases de toute espèce sont généralement suspendus. Au premier avril, les fermicrs commencent à labourer; vers le 20, on sème le blé de printemps, et vers la fin de mai on sème Île blé d'Inde , et on plante les patates.
Dans les premiers jours de juin , le temps devient fort chaud : alors les fièvres ordinaires et intermittentes commencent à se répandre.
La propagation de ces maladies en Canada à été attribué à plusieurs causes. Quelques-uns pensent qu'elles proviennent des émanations produites par les végétaux putrifiés ; mais cette théorie, quoique plausible et appuyée d’un grand nombre d'argumens puissans, n’en est pas moins erronnée. Dans le Bas Canada la
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quantité des végétaux putrifiés est aussi grande que dans la haute province, et celle des terres humides et marécageuses est beaucoup plus considérable. Néanmoins, dans le premier, les fièvres ordinaires et intermittentes sont entièrement inconnues. De même, dans la partie orientale du Haut Canada qui abonde enmarais, les habitans ne sont que partiellement atteints de ces maladies ; tandis que , dans les districts de l'Ouest, peu de personnes arrivent à l’âge de vingt ans sans en avoir éprouvé plusieurs fois les fâcheux effets. J'ai disserté sur ce sujet avec plusieurs médecins, sans avoir pu obtenir une explication satisfaisante de l'origine de ces maladies. Dans l'été de 1819, les fièvres de toute espèce se manifestèrent d'une manière alarmante dans presque toutes les parties du Haut Canada, mais plus particulièrement dans les districts de l'Ouest. La saison fut trèssèche et extrêmement chaude, et je crois qu'à peine une famille sur dix fut exempte de maladies. Malgré cela le Haut Canada peut, même. sans faire abstraction de cette année, être considéré comme très-sain, en comparaides provinces des États-Unis, qui se trouvent
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placées sous la même latitude. Car tandis que les Canadicus étaient affectés de ces fièvres très-accablantes, mais peu dangereuses, les Américains étaient moissonnés par milliers, par la FIÈVRE JAUNE, ce fléau dépopulateur des cités. En résumé, je ne pense pas que Île climat, soit pendant les froids rigoureux de l'hiver, soit pendant les grandes chaleurs de l'été, considéré sous le rapport de son influence sur la santé des hommes et sur les productions végétales, présente des inconvéniens sufisans pour détourner d'aller habiter cette contrée. Enfin, tout bien considéré, après avoir examiné la question sous tous ses rapports, je doute sile Haut Canada n'est pas un pays plus sain que l'Angleterre et que l'Irlande ; il est du moins bien certain que sous ce point de vue, le Bas Canada est supérieur à l’un et à l'autre.
Je sais qu’il est généralement admis en théorie que les eaux stagnantes sont les causes des fièvres de toute espèce. Mais sur ce point monopinionestentièrement différente, et jeme félicite de pouvoir l’appuyer de la respectable autorité du docteur Dwienr dont voici les
judicieuses observatioss sur les États-Unis presque entièrement &::mpts de ces maladies.
« On a communément supposé que les eaux
» stagnantes sont insalubres dans les pays » exposés à de fortes chaleurs, comme celles » qui règnent pendant l'été dans une partie de » l'Amérique. Cette supposition est en grande » partie, pour ne pas dire entièrement, erron- » née, au moins en ce qui concerne la Nouvelle » Angleterre : il est probable qu'il y a dans ce » pays, un aussi grand nombre de petits lacs » et d’étangs que dans toute autre contrée de , même étendue. Après des recherches très- » actives et très-multipliées , je n'ai pas pu en » trouver un seul dont les rives fussent un » séjour mal sain. Je ne parle pas des étangs » urtificicis : ceux-ci sont très-souvent insa- » lubres. Je ne désigne ici que ceux que la » nature à formés : ceux-là me paraissent » d’une salubrité qui ne laisse rien à désirer. » Dans le territoire de Plymouth qui est fort » étendu , il y a un grand nombre de lacs et » d'étangs : mais on ne sait pas qu'ils aient
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des habitans.
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