Sorte de lit bas, forrné de lattes de bazibeu
3 RER DAPIL VERS BABOUA He tr ue
petits groupements, sans ordre apparent, mais té bon da he aux mouvements du sol. Et peu à peu des sortes de séntiers se forment, presque des rues, bordées parfois de claires-voies, séparant les groupes de cases. Toujours ces ne poteries noir vernissé, au sommet des toits.
Encore une étape beaucoup plus longue que celles entre bio et Nola (à la seule exception de la première, de Bambio à à N'Déle). Partis d’'Abba avant six heures, nous arrivons à Abo-Bougrima qu'à quatre heures, ne nous étant arrêtés qu'une heure pour déjeuner. La vue devient de plus en plus étendue, les Le plus larges et profondes, les plis de terrain plus accentués.
Au premier village où nous nous sommes arrêtés après bba (m'était-ce pas déjà Barbaza ?) très grand, très importantet que je décrivais tout à heure, nous avons été attirés par des chants. C’étaient des chants funèbres. Nous avons pénétré dans un de ces enclos, minuscule agolomération le quatre à six huttes, subdivision du grand village. Une 5e femme était morte. Il y avait là ses enfants, ses
k "fl un He homme déjà âgé et: sa face était ruisselante de larmes ; tandis que nous le Une il ne s'arrêta pas de chanter en pleurant ou de pleurer en chantant, avec force sanglots coupant la mélopée. Du reste, fous les visages étaient baignés de pleurs. Nous nous approhâmes de la hutte d’où sortait le plus épais des cris. Nous W'osions entrer, mais comme nous nous penchions vers l'ouverture de la hutte, analogue à l'entrée d’un pigeonnier ou d'une ruche, les chants s’arrêtèrent. Un mouvement se at dans la hutte et quelques gens en sortirent. C'était pour nous faire as et nous permettre de voir le corps. Il
éeit étendu sur le sol, sans apprêt, de côté, comme celui de quelqu'un qui dort. Dans la demi-obscurité nous pûmeés entrevoir une cohue de gens, qui bientôt reprirent leur train funèbre. Certains s’approchaient du corps. de la vieille et se penchaient, et se précipitaient sur elle comme, tentant de l’éveiller, et caressaient et soulevaient ses membres. Toutes les faces que l'on pouvait distinguer parais saient luisantes de pleurs. Dans l’enclos, non loin.de, k case, deux indigènes creusaient un trou très profond et, peu large, ce qui nous laissa supposer qu'on ensevelit le morts verticalement, tout debout. Continuant notre tour née dans le village, nous vimes de-ci de-là, près des cases, de très petits rectangles semés de Gran blanc et entourés. d’un treillis bas de branchages, qu’on nous dit être des! tombes — et nous nous en doutions. Et pourtant combien’ de fois n’avons-nous pas entendu répéter que les indigènes! de l’Afrique centrale n'ontaucun souci de leurs morts et les ensevelissent n’importe où. À tout le moins, ceux-ci fon exception. Rte
Arrivés quelque peu exténués à Abo Boug NA | n'avais d'autre désir, après le tub et le thé, que dés replonger dans les Wabhlverwandischafien que, malgré Va sence (hélas !) de dictionnaire, je comprends. beauco mieux que je n’osais espérer. Mais, à la tombée du soir, tandis que Marc s’en allait avec Outhman tâcher. de quelques pintades, j'ai commencé desuivre, derrière la ca des passagers, au hasard, un tout petit sentier à demi, Cac par les hautes herbes. Il m'a mené presque aussitôt an quartier de Bougrima que l’on a laissé tomber en ruint Sur un grand. dévallement, des espaces, entre les cas abandonnées et sans plus de toiture, formaient place. murs crevés des cases circulaires, assez distantes les u
do
es autres, nine paraître cette sorte de. mur intérieur formant. niche cintrée et dossier de banc bas, dont ; jai. parlé. plus haut. Je pus admirer à à loisir et pleinement
| belles décorations de ces parois. Jai cOnNAté l'emploi de “trois couleurs — et non simplement du noir comme j'avais “cru tout d'abord — mais encore du rouge brique et de V'ocre. Et tout cela si vernissé, si glacé, que les intempéries tn avaient pu que très peu le dégrader ou le ternir. De : côté (et, : m'a-t-il paru, toujours sur la droite) de très curieux D de nes qui servent de supports à de
he. ont un aspect net propre — sans aucun débris de paille ou de bois.
. La végétation de la brousse avait envahi ces restes de village, et parfois une plante grimpante à larges et belles feuilles retombait et formait cadre ou feston à ces étranges parois en ruine, faisant valoir la richesse et la sonorité de leurs tons. On eût dit une sorte de Pompeï nègre; et je me: désolais que Marc ne fût point là et que l’heure fût trop tardive pour prendre quelques photographies. Solitude ét silence. La nuit tombait. Peu de spectacles m'ont plus
À ému, depuis que je suis dans ce pays.
x Et un jour splendide. Le premier matin clair depuis ongreps - — il me semble même que, depuis que je suis en A À. E.F., nous n'avons jamais eu que des matins gris et brumeux. Oh | le ciel n’était pas parfaitement pur, mais la lumière était chaude et plus abondante que jamais. Est-ce
26 novernbre.
Fr
seulement à cause d'elle que le pays m'a paru beaucoup
ie
de.
plus beau ? Je ne crois pas. Des Boite de roche donnaient par instants un dessin plus marqué; d’énort sl boulders de granit. Les arbres, pas plus grands que cet de nos pays, formaient dans la savane une sorte de for claire continue. Parfois quelques rôniers. Le ciel était d'a bleu profond et tendre. L'air était sec, léger. Je respira avec délices et tout mon être s’exaltait à l'idée decet
longue marche, de cette traversée de l'immense pays Ei
s’étendait lointainement devant nous.
Rien à noter, du reste, que le repas au M d'une rivière, puis, sous l’ardent soleil, plus tard, la traversée, des la Mambéré, où nos tipoyeurs se baignent. Mare me retient d'en faire autant. Je me soumeéts en maugréant.
À une grande distance de Baboua, les nouveaux. chefs viennent à notre rencontre. Ce sont les deux fées du de
cher d’avancer. Un des chevaux rue, crève un cam-tam et bouscule le tipoye de Marc. Je mets pied à verre et m avance en souriant. Explications, grand désordre - ei
Eur course gonfle et fait flotter autour d’eux. Non Ro pris sur nos boys et nos porteurs une forte avance ett an