‹ Voyage au CongoChapitre 32 sur 48 · LS · texte numérisé non relu

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| ; $ MH s est Ron traîné ; jusqu’à à la demeure non. loin- |

| taine du commandant, refusant les porteurs. Il semble |extrèmement gêné lorsqu'on lui dit dese dévêtir. Je crois L d'abord que c’est de la pudeur. Hélas ! la chute de la culotte ' “découvre quantité de grosses pustules suppurantes au haut des cuisses. Dès le début des réticences, Labarbe avait compris ce qui en était, ce qui fait qu’il ricane et accable Adoum de ses sarcasmes. Ce n’est pas d’une adénite qu'il s'agit, mais bien d’un bubon vénérien qu'il importe de traiter différemment. Le bubon et du reste prêt à crever et Labarbe se contente d’abord d’une «pplication de compresses d’eau chaude. Il interroge Adoum en blguant. C'est en passant à à Fort-Crampel que le pauvre garçon s’est fait poi- Ver, il y a précisément quarante jours, cette fameuse nuit d'orgie qui nous était demeurée mystérieuse. Douloureux spectacle de ce beau corps, aux lignes si pures, si jeune encore, tout abîmé, flétri, déshonoré par ces hideuses | plaies. Labarbe cependant affirme que les indigènes connaissent cértaines herbes capables de guérir, radicalement, définitivement, la vérole — qui, ajoute-t-il, n’a jamais chez eux la gravité qu elle peut avoir chez nous. Il ne pense pas avoir vu un seul indigène qui en soit exempt — ni qui en soit mort.

Baboua, 28 novembre.

» Toujours le même azur splendide. Nous ramenons Adoum à Labarbe. Le bubon a crevé cette nuit, d’où grand soulagement du malade qui a pu enfin s'endormir. Il s'étend sur la natte et je lui tiens les mains tandis que . Labarbe présse sur la grosseur pour en faire sortir une 1pvraisemblable quantité de pus. L'autre se tord de douleur, et bien plus encore lorsqu'on introduit une mèche E- d'iode, profondément, dans le cratère du bubon,

Journée de repos et de lecture. Mon cerveau, je LE sens | frais et limpide comme le ciel. Vers quatre heures s'amène | à cheval, escorté d’un autre cavalier, le fugitif Semba. UL sait que c’est l’incarcération qui l'attend ; mais il sait également que quatre mandats d'arrêt ont été lancés contre lui et qu'il ne peut plus échapper nulle part. Il porte une sorte de cotte de mailles étincelante, formée de quantité de pièces de cinquante centimes percées et cousues à mêm une sorte de pourpoint noir. Très beau, très noble, et | même un peu féroce, sur son cheval lancé au galop, il s’élance vers nous, la lance en avant; puis met piedà terre lorsque paraît Labarbe qui, très din autoritaire et magistral, fait retomber sa main levée sur la poitrine de Semba et le livre aux deux gardes chargés de l'emmeneren prison. Mais Semba, qui se soumet, s’en va vers la geôle, les précédant de quelques mètres. Il est accusé et reconnu coupable d’un tas de crimes, vente d'esclaves, meurtres cruautés, détention d'armes non déclarées, de cartouches, etc. Le peuple présent le regarde s'éloigner, sans u murmure de protestation ni même d’étonnement. Lo ce qui a lieu était prévu. Cependant le village, où, retourne le soir (car la chaleur du jour est accablante)s est à peu près repeuplé. Il est énorme, ce village, et lo découvre toujours de nouveaux quartiers, de nouveaux groupements de dix, douze, quinze ou vingt cases.—dans un repli de terrain, ou que d’abord cachaient les hautes graminées de la brousse. Le soleil se couche, globe écarlate, derrière un rideau de brumes violettes. Et tout aussitÔ la pleine lune au haut du ciel commence à luire.

en 1 die repliées, s'opposant à NAN

* rès ‘six heures de marche environ, nous atteignons ruis seau qui traverse d route, non sous une galerie de

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voit les squelettes des nouvelles huttes, toits non er garnis, à quelque cent mètres de l’ancien. village su lequel on 2 jeté un sort. Impossible de passer la Nana d nuit, malgré notre désir de continuer au clair de lune ï force est de s’arrêter à Dibba ; misérable village, gîte ca pe plus misérable encore dont il faut bien se contenters. fait garnir de paille une partie des ouvertures ; et. br un nid de fourmis, dont la horde était eng CARS es 30 acten Le é Trois arbres, dont un énorme, sur cette vague plac autour de laquelle se groupe le dispersement des huttes Par un clair de lune parfait. Immense nuit tiède. Fraîcheur au premier matin; rosée abondante comme une averse. Ge partons à l'heure où l'éclat de la pleine lune commenc pâlir devant l'approche de l'aube ; l'heure un peu fant de où rentrent du sabbat les sorcières. La route desc jusqu’au bassin. de la Nana ; un ciel couleur tourterelle, le soleil fait une blessure cramoisie. Comme notre monté avait été toute insensible, l’on est surpris tout à cou dominer de si haut une immense contrée, où les brume attardées forment au loin de 64 lacs, des rivières.

e. demi-heure avant la Nana, un village où nous

ou et répressions qui peuvent s'ensuivre — que : la crainte (hélas ! trop aisément M abr À que

5 qu’ on leur témoigne, ils se méfient, et pour cause, ie ge la Nana, le je voisin nous fait fête.

L\ sage bizarrement Au de lignes noires, et le torse tran biais par une lanière de fourrure grise. bee de

our kagama tout village dépendant d’un autre plus impor-

surveillé par le même chef, qui s’y fait représenter par un capital ho,

“esquif, que l'on j juge Dénbemité des ue à Pentour. Une

sont restés, d’abord assis à terre, à mes côtés ; puis le fs du chef, tandis que nous causions avec son père, s’est blotti entre mes genoux comme un petit animal familier.

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