‹ Voyage au lac Abbitibi [i.e. Abitibi] ou Visite pastorale de Mgr J. Th. Duhamel, dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 3 sur 11 · MAIL · texte numérisé non relu

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une femme paralysée de ses jambes,

11h | ul

pour ne pas y manque, était portée sur le dos de son mari; le spectacle pouvait paraître un peu comique, mais il n’en était pas moins édifiant.

Cette pauvre femme demandait sans doute pardon de ses peccadilles passées. Elle avait été sorcière et encore une sorcière de première force, puisque, tout infirme qu'elle était, elle réussit à ensorceler un Jeune homme qui la maria. Elle ne s'en tint pas là, elle persuada à son beau-frère, plus jeune qu’elle d’une vingtaine d'années, de l'enlever dans toute la force du terme, puisqu'il lui fallut la dérober sur ses épaules; et pendant des années, hiver et été, il la porta comme sa croix à travers les rochers et les forêts. La mort du premier mari est venu rétablir les

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choses dans leur ordre, et depuis l’ancienne sorcière mène une vie

tout à fait édifiante. C’est bien à de

tels époux que s'applique cette parole du Maréchal de Saxe qui disait:

“Je soutiens qu'il n’y a que six sacrements, car tout le monde doit savoir que le mariage et la pénitence n’en font qu’un.”

Dimanche soir, à la prière, les protestants firent demander à Monseigneur #1l voulait bien leur donner une instruction en anglais. Sa Grandeur le fit volontiers et en termes on ne peut plus heureux. Elle expliqua cette vérité, que c’est Jésus-Christ qui nous instruit, il le fait par les saintes écritures ; mais, comme le dit saint Jean, tout n’est pas dans l'écriture, Jésus nous instruit encore par la tradition; et

c'est l'Eglise qui, de même qu'elle nous conserve les livres saints, nous transmet la tradition pure et intacte.

Lundi et mardi matin, à la messe de 7 h., Monseigneur donne la confirmation, Avant et après la cérémonie, au milieu d’un profond silence et de l’attention la plus grande, il fait les remarques de circonstance en lisant son masanaigon, c'est-àdire son papier. 90 sauvages reçoivent, avec piété, le sacrement qui fait les forts; la plupart sont des personnes d’un certain âge, ou des vieillards. Car, en général, ici les enfants ne font pas, comme chez nous, leur première communion à dix ou onze ans ; leur intelligence ne s'ouvre que plus tard aux choses d'en haut, ils n’ont pas d'occasions fréquentes ae s’instruire, et le mis-

sionnaire, avant de les admettre à la table sainte, doit leur laisser le temps de former leur vie aux habitudes chrétiennes. Cependant il est à remarquer que dans cette mission il n’y a plus un seul infidèle.

Lundi après-midi, Monseigneur fait une visite dans toutes les tentes, partout il est reçu à deux genoux.

Pendant ces trois jours, chaque fois que Sa Grandeur se rendait à la chapelle ou en revenait, il était édifiant de voir grand nombre de sauvages se précipiter sur son passage et s’agenouiller pour recevoir sa bénédiction, ils ne se relevaient qu'après avoir fait un grand signe de croix.

À ceux qui ont été confirmés le matin ou qui doivent l’être le lendemain, Monseigneur donne un chapelet, aux petits garçons une mé:

daille et une image aux petitesfilles.

If fallait vorr si ces pauvres gens

étaient contents et de la visite et du présent; de toutes les bouches on entendaient migwetch, migwetch :

merci, merci. Le lendemain tous les petits garçons que nous rencontràmes portaient leur médaille suspendue à leur cou. À Le dernier exercice de la mission, cet avant-midi, a été une grande messe de requiem, suivie de la visite à la paroisse des morts, au cimetière.

Le ciel est sombre, l'herbe est humide, le vent gémit. Oui, dormez en repos, cendres des ancêtres pendant que vos enfants se disperseront dans les bois. Onze mois durant, vous n’entendrez que le silence, aucun pas ne passera sur vos têtes, personne ne s’agenouillera sur vos

tombeaux. Que vos os reposent en paix! Requiescant in pace.

Pendant notre séjour ici, il s’est fait quatre baptêmes et deux mariages. [Il y aura noce ce soir. Deux sauvages sont venus demander au bourgeois s'il avancerait à crédit les vivres nécessaires pour faire fricot ; sur sa réponse affirmative ils sont allés de tente en tente demander à .

chaque chef de famille ce qu’il fournirait pour le repas. L’un a promis une loutre, l’autre une martre, un autre un castor, etc. De plus, ce soir, parait-il, outre que la marmite bouillera, 1l y aura nimiwin, c’est-àdire grand bal. Les sauvages ne dansent plus la guerre ni la médecine, mais, quand l’occasion s’en présente, comme plus d'un Canadien, ils ne dédaignent pas de danser la

noce. Cependant, depuis qu’ils sont chrétiens, leurs danses sont devenues simples et modestes; et, ce qui ne parle pas peu en leur faveur, ils ne . connaïssent ni la valse ni la polka.

Cette mission d’Abbitibi doit remonter bien haut ; sans doute elle a vu dans ses commencements les

anciens pères Jésuites. Après la

conquête, elle a été visitée par les Messieurs de Saint-Sulpice ; M. Bellefeuille y était certainement en 1838. Depuis M. Poiré et le défunt Grand Vicaire Moreau ont poussé leurs courses apostoliques jusqu'ici.

On voit avec plaisir le portrait de ce dernier appendu aux murs de la sacristie, Les Rév. Pères Oblats se sont chargés de la mission en 1844 ; le premier qu1 y s801t venu est le P.

Laverlochère, ce vétéran entre les

cend jusqu’à ny sur la Baio d'Hudson à Environ quatre cent milles plus au nord, et l'hiver il fait les missions des chantiers. Il aime ses fauvages et'il pousse loin Pour eux sa charité et Sa Condescendence, Il ne Veut pas qu’on les Sronde, “A vec des reproches, dit-il, on n’en fait rien de bon. Le Sauvage, tout sournois et TanCünier qu’il soit,

ne connait pas l’impatience et elle lui déplait fort chez les Blancs. Au contraire on le relève et on le soutient avec de bonnes paroles et du sucre.”

Tous les printemps, au commencement de juin, les sauvages d’Abbitibi sortent de leurs bois et viennent au Fort de la Compagnie vendre leurs pelleteries, c’est le temps de la mission. Ils restent campés autour de la chapelle pendant une quinzaine de jours, et ils y resteraient volontiers plus longtemps si le missionnaire n’était appelé ailleurs pour porter les mêmes se-

cours spirituels à une autre partie

de son troupeau. Ce sont pour lui quinze Jours d’un travail incessant. Il s'agit d'entendre les confessions, de catéchiser les enfants,

d’instruire les adultes, de faire les baptêmes, de bénir les mariages, d'enseigner à lire et à chanter : pas de repos ni le jour ni la nuit.

Après ces deux semaines d’'exercices spirituels, fortifiés par la parole de Dieu et le pain eucharistique, les sauvages reprennent le chemin de leur pays de chasse. Ils ont en propriété chacun leur part de la forêt

sur une étendue de dix milles, de

vingt milles, de quarante milles carrés ; ils sént familiers avec les limites de leurs domaines respectifs comme un habitant de nos campagnes connait les lignes de sa ferme. La pêche, la chasse aux bêtes errantes et voyageuses comme l’orignal et le caribou, enfin toute chasse nécessaire pour le soutien de l'existence, sont libres partout ; mais pour la chasse

des pelleteries précieuses, comme celle des castors, des martres, des visons qui cherchent et trouvent leur vie dans un rayon assez circonscrit, personne ne doit empiéter sur le terrain de ses voisins. Après qu’ils ont satisfait aux exercises de la mission, les Pères aiment mieux les voir dispersés dans la forêt que réunis en. village. Ils vivent tranquilles, seuls avec leurs familles dans leurs wigwams, et par cet isolement ils échappént à bien des périls, surtout aux excès de l’ivrognerie et aux fréquentations dangereuses. Vraiment Dieu a pour cessauvages fidèles des grâces toutes spéciales ; il est étonnant que n'ayant l’occasion de voir le missionnaire qu'une seule fois par année, ils puissent se conserver aussi bien dans la foi et la pratique ‘du

bien. La prière du cœur simple et humble pénètre les nues. Le divin Pasteur connait ses brebis et ses brebis le connaissent, il les conduit dans dé gras paturages.

C’est bien ici, sur le théâtre même de leurs travaux, que l’on comprend mieux les sacrifices qu'ont à faire ces courageux missionnaires.

Voyager par tous les temps pendant des mois entiers, recevoir sur ses épaules les pluies d'orage et la fureur des tempêtes, marcher tout le jour avec des habits mouillés de part en part, dormir sur la terre hümide durant les nuits froides du printemps et de l'automne, être exposé à la voracité d’une nuée de maringouins dévorants, faire de rudes portages à travers les montagnes ou bien dans l’eau glacée jusqu'aux

genoux, vivre seul, pendant la plus grande partie de l’année loin de la société de ses frères; voilà quelquesunes des privations et des souffrances qu’entraîne après elle la vie apostolique dans ces forêts.

Cependant, malgré tout,le missionnaire parait joyeux, content, heureux ; c’est que le bonheur a sa source, non dans les jouissances extérieures, mais dans la paix du cœur et le repos de la conscience. Les hommes ont été rachetés au prix des souffrances et du sang d’un Dieu; les apôtres ont converti le monde par leurs labeurs et leur martyre: dans l’économie de la Providence rien n’est changé. Aujourd’hui encore 1l n’y a que les sacrifices, les souffrances et la mort aux douceurs de ce monde, qui puissent amener les peu-

ples infidèles des ténèbres de leurs erreurs aux lumières de la foi.

Sur ce je me tais etdemeure comme toujours avec le plus profond respect, M. le Crand-Vicaire, votre très dévoué et très obéissant serviteur.

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D’ABBITIBI A TEMISCAMINGUE.

Un foyer de famille. — Une promenade d’amateurs. — Adieux aux Mi nidjanisilok. — Une épitre sur écorce de bouleau. — Une chasse à l'ours. — Abbitibi mullon. — Agréments du voyage. — Limites de la Province. — Le royaume du pin banc, — La patrie des caribous et celle des orignaux. — Une soirée poétique. — Notre bibliothèque. — Un pays de colonisation. — Au Nord ! — La forteresse de notre nationalité. — Sleamship « Chasseur.” — Le serpent de Virgile. — Les habitants de la solitude. — Une visite de brülots. — Une belle région agricole, — La Rivière Blanche et la Rivière du Diable, — Une tempête en miniature. — Une procession.

Témiscamingue, 14 août 1881.

MONSIEUR LE GRAND-VICAIRE

Nous voici de retour au grand Témiscamingue, en bonne compagnie,

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en plein petit Canada; car nous trouvons ici réunis cinq Pères et cinq Frères de la société des Oblats de Marie Immaculée. | Des circonstances incontrôlables ont exigé quatre Jours pour revenir, au lieu de trois que nous avions pris pour aller, ce qui a fait de notre voyage d'Abbitibi à Témiscamingue une vraie promenade d'amateurs.

Mardi, à 2 h. p. m., Monseigneur se rendit à la chapelle et fit ses adieux à ses enfants qu’il aime beaucoup, Vi nidjanisitok. Nous récitons l'itinéraire pour attirer sur nous le regard de Dieu ct la protection des anges: puis après avoir salué le bourgeois, les employés de la compagnie et tous les sauvages réunis sur la grève, nous descendons dans le Stella qui se balance sûr la vague. Deux

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coups d’'aviron nous poussent au large, et nous partons en agitant nos chapeaux comme signe d’adieux, au bruit des échos et des tonnerres qui répètent cinquante décharges de fusil. Oui, adieu! bons sauvages ; contents, heureux de la visite de votre évêque, fortifiés par les dons du Saint-Esprit, retournez dans vos pays de chasse, et que, au premier printemps, la prochaine mission vous retrouve réunis autour de votre mékatéokonaié, autour de votre Robe Noire. dans l’enceinte de votre jolie chapelle. |

Notre canot partait seul, M. Rankin avait dû retourner dès lundi matin. À 5 h. nous avions remonté la rivière par nous baptisée Sainte- Thérèse et nous étions arrivés au portage de la Dance. En mettant le

pied sur le rivage, nous apercevons une patte d'ours, encore toute fraiche, fixée à l'extrémité d’un bâton avec un écorce de bouleau sur laquelle il est écrit : “M. Rankin a tué un ours. A tous ceux que les présentes regardent, avis est donné de faire attention à l’autre côté du portage.”

En effet, comme nous l’apprimes plus tard, en arrivant à l’embouchure de la rivière, M. Rankin et ses hommes apercurent un ours qui se détachait du rivage, ayant entrepris de traverser à la nage sur la rive opposée. Ils le laissèrent s’engager dans le courant assez loin pour que la retraite lui devint impossible, puis ils se dirigèrent sur lui à force d’avirons. L’ours rebroussa chemin, mais quand il se vit serrer de trop

près, il se retourna, et, la gueule béante, les yeux en feu, de sa grosse main 1l esseyait de saisir le canot pour le renverser. Les hommes le tenaient à distance et en respect à grands coups de hache sur les pattes et sur la tête; à la fin,avec un couteau attaché au bout d’une longue perche, M. Rankin lui porta au cœur un coup mortel. La pauvre bête, vomissant des flots de sang par les narines, gagna le rivage, pour aller expirer à quelques arpents dans les broussailles. Quelles émotions. nouvelles, fortes et profondes on doit éprouver dans une semblable lutte!

cependant, je vous l’avourai franchement, je n'ai point regretté de n'avoir pas rencontré d'ours.

De l’autre côté du portage se trouvait à l’adresse de Monseigneur

une lettre sur papier, cachetée dans une enveloppe en écorce ; elle était conçue en ces termes: “ To His Lordship Bishop Duhamel, Dancing Portage. M. Rankin presents his compliments to his Lordship and party, and hopes they will kindly accept the humble offering of a fellow voyageur. Good Abbitibi mutton.” L’original de cette lettre sera conservé dans les archives de l’évêché d'Ottawa. Soigneusement deposés sur des écorces de bouleau, sous un abri de feuillage, nous trouvâmes deux gros quartiers de ce

mouton d'Abbitibi qui, pour les

repas suivants, fournit à notre cui-

sine des grillades succulentes et

d’excellent bouilli.

Pour revenir d’Abbitibi, comme pour y aller, ce‘sont dans le voyage

les mêmes charmes et les mêmes agréments. Canot qui glisse léger sur la surface des eaux, conversations agréables, réflexions plus ou moins philosophiques, discussions sur un point de théologie, lectures distrayantes, récitation du saint office sous le regard de Dieu au sein d'une grande nature, flots de lumière versés par un soleil prodigue, vastes nappes d’eau sur ces lacs aux rivages lointains, rivières capricieuses, saults blanchissants d’écume, îles pittoresques, rochers aux formes bizarres, côtes découpées en dentelle de verdure; air délicieux, fraiches matinées, souffle de la bise, journées chaudes et vivifiantes, exhalaisons embaumées des cèdres et des sapins odorants, repas champêtres sur les pierres du rivage ; courses effrénées

dans les bouillons irrités des rapides, marches à l’ombre sous une voûte de feuillage dans une route facile ou par un sentier abrupte ; soirées calmes et tranquilles, silence des bois profonds, ciel brillant d’étoiles, lune qui reluit sur le miroir des grands lacs, tableaux mystérieux, arbres altiers qui mirent leur têtes superbes dans les eaux transparentes, feu qui pétille à travers les ombres, chant pieux des cantiques et prières du .soir, échos sonores qui chantent et prient avec nous, sommeil au grand air, quelquefois gouttelettes de -pluie qui tombent monotones sur la toile de la tente | pendant que vous reposez chaudement enveloppé dans vos couvertes ; enfin, partout, dans -le ciel, sur la c terre et sur l’onde, c’est une réunion, |

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une variété d'incidents et de beautés naturelles qui récréent le regard, reposent l'esprit et réjouissent le cœur.

Nous filons toujours. La”hauteur.

des terres, en cet endroit, se trouve être la limite entre. la province de Québec et la province d'Ontario, ou plutôt le territoire qu’Ontario prétend s’annexer. L'hiver dernier la ligne a été tirée par un parti d’arpenteurs envoyés conjointement par les gouvernements des deux provinces sœurs.

Là aussi se termine le royaume du pin blanc qui règne en maître dans toute là vallée de l’Ottawa. De l’autre côté de la ligne, sur les bords du lac des îles, du lac Champlain et du lac Abbitibi, les arbres ont perdu de leur hauteur et de leur grosseur ;

e = mi re PR = + ä Sp — =: = RES = or Re — —

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et il en est ainsi, parait-il, jusqu'à la baie d'Hudson. On trouve bien encore cà et là des éninettes aux proportions considérables, maïs elles font exception.

À la hauteur des terres finit la patrie des orignaux pour faire place à celle des cariboux qui poussent leurs troupeaux voyageurs jusqu'aux glaciers de la mer au nord.

Le bon Dieu, qui a donné un pays à chaque peuple, semble avoir fixé son domaine propre à chaque race d’animaux sauvages. Îl a voulu que toute la terre fut habitée.

Nous arrivons jeudi, à 6 h. p. m, au lac des Quinze. Ji est statué, paraît-il, que nous naviguerons sur ce beau lac, toujours dans une auréole de poésie, d’arc-en-ciel et de soleil couchant. La bise du soir,

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après les chaleurs de la journée, rafraichissait nos fronts brûlants, et notre canot dansait sur la lame.

Il faisait bon, au sein de ces paysages enchanteurs, sous les reflets de cette douce lumière, de lire ‘La descente des Iroquois dans l’île

d'Orléans, ” “Le rêve d’une jeune

Huronne ”” et quelques pages “ d’Evangeline.” La poésie de la nature donnait l'intelligence de l’inspiration et de l'enthousiasme qui échauffaient le cœur et l'imagination du poête dont nous lisions les vers harmonieux.

Je me suis vraiment applaudi de .

la bonne idée que j'ai eue de faire une trouée dans votre bibliothèque avant de partir. Nous avons “ Tout pour Jésus,” par Faber; ‘ Biographie de Mgr Plessis,” par Ferland ;

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