VOY CE AU LAC LONG
conduire à St-André Avellin. huit milles dans l'intérieur. Notre bagage est considérable, sept ou huit valises bien remplies, nous occupons deux wagons. Dire que le chemin nine monte, ui ne descend et qu’il traverse un pays uni. ce ne serait pas très vrai; mais dire qu'il est im. pratiquable ou même difficile, ce serait encore moins vrai Nos chevaux étasent chargés au moins de douze cents livres, et ils ont trotté presque tout le termips. En deux mots. c’est une route tout-à-fail carrossabie par laquelle on peut sortir en toute saison n'importe quelle charge,
À St-André Avellin notre caravanne se loge à l'hôtel ; M. Thérien et moi nous jouissons de l'affable hospitalité de M le curé Bélauger. St- André est une paroisse de douze à treize cents
communions ; ele possède une des plus belles:
église du diocèse d'Ottawa : la façade, en style corinthien, est construite en blocs carrés du granit des montagnes avec ls encoignures en calcaire soigneusement taillées. La sacristie, dans sou genre, est un véritable morçeau de goût el d'élégance
M Ranger, dont les voitures nous ont montés de Papineauville, nous conduit à douze milles plus loin, jusqu à Hartwell. Au fur et à mesure que nous avançons, les montagnes paraissent moins pressées, les plaines plus larges. les horizons plus vastes et la route plus facile Ce qui nous à frappés, c'est que le chemin sur tout son parcours, est bordé de maisonnettes propres, blauchies à la chaux, qui parlent d’un: certaine aisance. Presque à chaque porte nous voyons toute une famille de petits enfants, g'os et gras, à la face réjouie, et à l’air plein de santé, les petits garçons habiliés en étoffe du pays, les petites filles