‹ Voyage au lac Long dans le canton de Preston [microforme]Chapitre 6 sur 27 · L'HA · texte numérisé non relu

L'HA

en robes de flanelle ou de droguet. Li, pas plus

qu'ailleurs, les enfants ne manquent. Cest l’esvoir de l'avenir; grâce à Dieu, la rac: canadienne ne périra pas de sitôt.

Nous traversous la rivière Nation à quatre milles en arrière de Pä,saeauville, nous la retrouvons au village de St André Avellin dont elle baigne les pieds, et comme une vieille rounaissance nous la cotoyons avec plaisir une troisième fois entre St André et Hartwell Elle peut avoir un arpent de large, ses exux sont noires et prolfoudes, elle coule entre deux rives escarpées, et elle semble chercher péniblement sa 30% on pentant entre les montagues et les colline“. Elle descend les bitlots du Grand lac, du lac Long du lac Poisson Blanc, du lac des Sucreries, du lac Vert, etc. et près de son embouchure, à l’endroit où elle confond ses eaux avoc colles da l'Ottawa, elle met en mouvement ‘es scieries importantes,

Telle nyus apparaît daus le présent la rivière Nation. Mais si nous remontons, da: s le passé, de deux siècles et demi le cours des âges, nous la voyons ombragée d’une épaisse forêt de beaux bois clairs ; ses eaux sont sillonnées par le léger canot de l’Algonquin qui descer.d de son pays de chasse ; sur ses rives s'élève la fumée des cam pements ; on y tr°fique des pelleteries précieuses et la peau du rat-musqué ; on y fait festin. nonseulement avec la viande du caribou, mais encore, dans le cas de nécessité, avec le bouillon et la chair d’un chien sauvage.— Imagination que tout cela, me direz-vous.—Pas du tout. J’en appelle au témoignage de Champlain et du P.

Sagard.

Le Père de la Nouvelle-France, dans son premier voyage d'exploration sur l’Ottawa, à la date

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du 3 ou 4 juin 1643, s'exprime conne suit : 4 Et continuâmes notre route à mont la dite rivière. en trouvâmes une autre fort bolle et spacieuse, qui vient d'une uation appelée Ouescharini, lesquels se trouvent au nord d'icelle, et à quatre journées de l'entrée ; cette rivière est fort plaisante, à cause des belles iles qu'elle contient et des terres garnies de beaux bois clairs qui la bordent, et la terre est bonue pour le labonrige.»

M l'Abbé C. H. Laverdière. le savant aunota teur des œuvres de Champlain, au mot Oueschari, ajoute la note suivan’ : «ou Ouaouiech kaïrini, c'estle nom alzonquin de ceux qu’on a appelés, quelques années plus tard, la Petite- Nation des Algonquins ( Relations des Jésuitesi. ce qui explique pourquoi la rivière s'appelle en core aujourd'hui, rivière de la Petite-Nation» C’est ainsi que le nom d’un grand nombre ds places remonte aux premiers temps de la colonie. et même tire son urigine des langues sauvages. soit qu’il ait été conserve dans l’idiome original. soit qu’il ait été traduiten son équivalent fran çais.

Le Père G. Sagard. dans son histoire du Canada, relatant un voyage qu'il fit du pays des Hu rons à Québec, dans l'été de 162%, parle en ces termes de son campement à l'embouchure de la Nation : «De ‘à nous allâmes cabaner à la Petite Nation, que nos Hurons appellent Quiennon tateronons, où nous eûmes à peint pris terre el ‘dresser notre cabane que les députés nous vinrent visiter, et supplièrent nos gens d’essuyer le: larmes de 25 ou 30 pauvres fermes veuves, qui avaient perdu leurs maris l'hiver passé, les une par la faim et les autres de diverses maladies. Ilser firent en effet jeur petit devoir et leur donnèrent une quantité de blé-d'inde.

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