VOYACE AU LAG LONG
et de farine, qui les réjouit fort, et en fus moi-mème bien aise, tant elles me faisaient ‘ompassion, et puis c'est une nation si honnête, doués et accomodante d'humeur que je m'en trouvai fort édifié ct satisfait.— Me promenant par le villags de cabane en cabane par divertissement, un jeune garcon me fit présent d’un p'tit rat musqué, pour lequel je lui donnai en change un autre petit présent duquel il fit auant d’estat que moy dece petit animal.—Le ‘truchement Bruslê, qui s'était là venu cabaner ave : nous, traicta un chien, duquel nous fimes Fetin le los ermain matin en compagnie de quelages français, puis nous partimes.»
Pour revenir au temps présent, ce soir je suis, avec mon chef, l'hôte de votre ancien confrère et ami, M. Philippe Brady. Il vit icicomme un roi dans la monsse, Il dessert une paroisse qui renferme déjà huit cent communions, sans :ompter sa mission de St-Emile de la Nouvelle Belgique où se trouvent environ soixante et quinze familles catholiques. Il est à faire peinturer son église à l'extérieur, la revêtant d’une toilette toute neuve. Il vient de se bâtir un presbytère tout-à-fait convenable, il y entrera dans le courant de l'été. Il aura, ditil, six chambres à notre disposition quand nous viendrons, vous et moi, le voir en même temps. Nous avons parlé de ces deux heureuses années pendant les quelles j'ai eu le plaisir de vous faire l: classe : souvenirs dorés, vieux de treize et quatorze ans qui s'embellissent toujours de plus en plus a mesure qu’ils s'éloignent dans le pénombre du passé
Ilse fait tard, etil fautque je prenne du sommeil at des forces pour être à la hauteur des fatigues de demain, si toutefois il peut y avoir des fatigues dans un voyage si facile etsi aisé. Bon soir.
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