IDE HARTWELL AU LAC LONG
Ledépart.—Le lac Barrière. —En bateau.—La traversée —Un mauvais chemin.—L'ile du Canard Blanc,—Le rocher du Manitou.—A la ferme—M. McKenzie—Le portage.—Le premier chantier.—M. Carrière.—M. Larose —Mouvement de colonisation.—Un doux repos.— Chez soi.
Au lac Long, mardi 9 mai, 1882.
Ce matin à 8 heures, la caravanne se mit en route. Une de nos voitures était retournée.
l'autre eu avai assez de transporter le bagage et madame Thérien, que nous aurions voulu u'aiter en reine, mais qui, juchée sur les valises, avait plutôt l'air d’une revendeuse s’en allant au marché. Pour nous, prenant nos jambes à notre Cou, äivites, vus nous engageons gaiment dans le chemin qui conduit au lac voisin. Tne heure après, quatre milles étant parcourus, nous nous asseyons sur les rives de cette vaste
* nappe-d’eau qu'on appelle dans ce pays, indiffé:
remment, Grand lac ou lac Barrière, et que M. Tacné, sous-commissaire des Travaux Publics, dans la carte qu'il vient de publier, désigne sous le nom de tie.
Te lac Barrière peut avoir douze milles de long sur quatre milles dans sa plus grande largeur. Les côtes en sont montueuses et en général elles paraissent peu propres à la colonisation. Le défrichement s’est avancé ça et là de chaque coté du lac sur une étendue d'environ six milles; le reste au pays est en forêt vierge. Comme
aysage, on ne peu souhaiter rien de plus granoe : l'œil embrasse dans toute son étendue
cette petite mer intérieure avec sa ceinture de montagnes bleues, s’élevant et s’abaissant eu
dents de scie, couvertes de pins et de sapins tonjours verts.
La veille au soir, un des colons, M. Audet, s
tait rendu jusqu'à Hartwell afin de nous doier avis que le lendemain matin on nous attendrait chez M. Groux, au bord du lac, pour nous traverser. En effet, en arrivant au lieu désigné, nous trouvâmes les trois autres colons, MM. Gagnon, Belisle et Durocher qui nous avaient #1nené un beau grand bateau long de 25 pieds, Cependant il veuiaii lori, ü aurait été imprüdent de trop appesantir la chaloupe. 11 fut décidé que quatre d'entre nous se sacrificraient pour le salut de ous, et prendraient la route de terre : ce fut MM. Thérien, Malbœuf, MeNamara et Rodrigue.
Les autres, “comme d'intrépides marins, n'hésitèrent pas à braver la fureur des ondes. Les quatre colons s’'étendirent sur les rames ; la reine prit son siége au milieu du batiment ; "M. Olaüs, une terrine à la main, fut chargé de pomper l’eau du fond de cale ; et, en Ma qualité de voyageur dans les pays d'en ‘Haut, je m'as sis au gouvernail, armé d’un grand aviron en érable.
La distance à naviguer était de six milles.
Nous avions vent debout. et nous avancions lentement. Le lac moutonnait, nous étions balancés sur la noule ; à tout bout de champ, le nez du bateau frappait sur la vague, et l'eau volant en étincelles nous arrosait d’une onGée passagère ; de temps en temps un flot plus hardi crachait pardessus bord. Trois milles durant, nous cotayÂmas d'acces nrèe le rivage: puis, pour éviter uns baie profonde, je ointai la proue du navire droit en plein lac. Il y avait juste assez de péril pour saisir le cœur et donner des émotions.
nard men nard glOÔT dem
ns tot-
et, s'é lonner ndrait 18 tra- ‘signé, M. Ga- 1l &ine- Cepenle trop quatre lut de ce fut lricue.
n'hésile Les es ; la it; M.
cé de qualinr A8 n en
illes.
ICions s bap, le ü VOe pasardi rant, puis, ai la avait nner