CHAPITRE DIX-HUITIÈME
récit babylonien du déluge, qui n*est qu'un chant détaché du grand poème à'Isdubar,
M. Eberhard Schrader, le plus habile assyriologue de rAllemagne, a entrepris, après tous ces savants, une nouvelle traduction de la Descente d'Istar dans les enfers. Cet épisode date du dix-septième ou du dixhuitième siècle avant Jésus-Christ. L'héroïne en est Istar^ la déesse que la Bible appelle Astaroth ou Astarté. La traduction n'est pas assurément sans défauts : M. Oppert vient de traiter le même sujet dans le numéro de septembre des Annales de philosophie chrétienne; sa traduction permet de relever plusieurs erreurs dans celle de M. Schrader; mais le sens général n'en reste pas moins fixé, et l'on peut apprécier ainsi ce qu'était cette poésie antique, qui nous intéresse d'autant plus vivement qu'elle a plus de points de contact avec celle de la Bible K
^ VoQ D' Eberhard Schrader, professeur de théologie à léna. 1S74.