CHAPITRE DIXIÈME
seule famille , la famille civilisée. Dans cette même étude comparative, M. Renan complète sa pensée ou plutôt l'atténue.
Il finit par comparer les relations primitives des deux races à celles de deux jumeaux qui, après avoir grandi à une petite distance Tun de l'autre, se seraient séparés vers l'âge de quatre ou cinq ans, pour ne se retrouver plus tard réunis qu'à leur âge mûr. Bans ces conditions, ils seraient assez étrangers entre eux , ne portant guère, comme signe de parenté, que des analogies de langage, quelques idées communes, quelques souvenirs éloignés des localités; enfin, conservant dans toutes leurs aptitudes et dans leurs traits extérieurs un air de famille que rien ne peut détruire.
A propos du contact des deux races, tel est le dernier mot de l'auteur de VHistoire générale du système comparé des langues sémitiques» Nous en prenons acte, et ne lui en demandons pas davantage.