‹ Voyage au pays de Babel; ou, Explorations à travers la science des langues et des religions: ouChapitre 62 sur 137 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

La qaestion d'origine l'élargit. — Dei langues indo-européennes et sémitiques elle passe aux langues touraniennes. — De généalogique la classification devient morphologique. — Les racines sont immuables. — Elles touchent au berceau du monde. •— Leur signification. — Groupe touranien. -^Objection contre son homogénéité. — L'agglutination. <— Loi d'harmonisation.

Be ce qui précède on voit qae les deux groupes des langues aryennes et des langues sémitiques peuvent bien porter le nom de familles, vu le caractère parfaitement homogène des éléments respectifs qui les composent. Chacune de ces deux familles suppose un système grammatical élaboré, avant leur séparation en dialectes. Leur histoire est plutôt celle de leur décomposition que de leur développement. Be là, cet air de famille qui se perpétue jusque entre leurs plus lointains descendants. La langue du Cipaye de Bombay ou de Calcutta est, au fond, la même que celle du soldat anglais. Elle est composée des mêmes matériaux qui avaient déjà reçu leur forme définitive et grammaticale avant que le Teuton se séparât de rindien. Il n'y a pas une racine de plus ou de moins. Il en est des langues modernes comme des villes bâties sur les ruines et avec les débris des antiques cités.

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