‹ Voyage au pays de Tadoussac [microforme]Chapitre 10 sur 18 · QU ES · texte numérisé non relu

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1647 que les sauvages prenaient tant de plaisir à entendre, qui après avoir été sauvée miraculeusement de l'incendie de 1661, a résisté à toutes les vicissitudes des temps, et que la tradition attribue à la munificence du roi-soleil. L'intérieur du temple, dépourvu de toute ornementation architecturale, est d’une simplicité antique. Les murs, faits de solides pièces de cèdre, autrefrois blanchis à la chaux, sont maintenant recouverts d’un papier peint fort modeste qui ne rappelle en rien cette tapisserie en droguette qui avait tant enthousiasmé les Tadoussaciens il y a deux siècles et plus.

Longtemps abandonnée aux soins des pauvres habitants de Tadoussac qui n'avaient point d'autre église, l’ensemble de cette vieille chapelle a été quelque peu mutilé par des additions qui ont pu avoir dans le temps leur utilité, mais que le chercheur de choses anciennes déplore toujours. C’est ainsi qu’on a cru devoir orner le pignon bien en pointe d'autrefois, tombant raide sur les murs d'appui, d'un larmier doucement courbé, Cela manque de cachet. Que

mn + 154 TADOUSSAC

TT I EN dire encore de ce misérable jubé qui alourdit la nef et de cette sacristie banale qui enserre le rond-point du sanctuaire et en gâte la forme gracieuse ? En voulant réstaurer et donner le ton moderne à cette masure séculaire, on a grandement péché. Il aurait mieux valu ne pas réparer des ans l’irréparable Outrage,

Mais, soyons heureux que quelque vandale n'ait pas fait tomber cette vieillerie sous son Marteau destructeur. (1)

Jusqu'en. 1885, la vieille Chapelle a servi de temple paroissial aux habitants de Tadoussac. Le jour de Noël de cétté même année, on célébrait la messe Pour la première fois dans une grande église.en pierre construite à quelques cent pas de l’humble Monument élevé par le

Jésuite Coquart. Depuis lors, au tabernacle

mme () En 187, l'état de délabrement dans lequel se trouvait la chapelle de Tadoussac faisait peine À voir, Un pasteur anglican, M. Thomas D. King, fitun appel chaleureux à ses concitoyens d'origine britannique, 1] Publia un opuscule dans lequel il leur demandait d'ouvrir des Souscriptions pour aider à la restauration de cette vieille relique, L'appel de cet antiquaire zélé fut entendu, Il put recueillir suffisamment pour déblayer le cimetière qui était Presqu'abandonné, Une Croix de dix-huit pieds de haut y fut élevé le 7 août 1880,

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ancien devant lequel tant de générations se sont agenouillés, où l’on chantait les louanges du Seigneur dans toutes les dialectes des nations du nord et du sud du Saint-Laurent inférieur, le prêtre ne monte plus qu’une fois l'an, à la fête de Sainte-Anne. Ce jour là, toute la paroisse se rend encore au sanctuaire rustique. Elle y vient entendre la messe que le successeur des Jésuites dit à l'intention de l’intendant Hocquart pour accomplir la promesse faite il y a deux cent quarante ans par le P. Coquart. L’assistance se presse autour de l’édifice dont la porte ouverte laisse voir le prêtre à l'autel. Et, sur le fleuve aux flots bleus, les pêcheurs qui rentrent au port, en entendant les vibrations argentines de la cloche du roi, se découvrent respectueusement.

C'est ainsi que cette chétive chapelle est restée debout sur la falaise de Tadoussac, comme un chainon qui unit une génération à une autre, et prolonge vers l'avenir l’histoire de deux siècles de missions glorieuses.

Celui qui, pieux pèlerin ou touriste curieux, viendra sur les rives tadoussaciennes contempler

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156 TADOUSSAC TU cette ruine vénérable, devra se faire montrer les reliques qu’on y garde précieusement. I] ya là quelques peintures du XVIIIe siècle qui mé.

ritent l'attention, Sur le parois droit du sanctuaire, Une présentation de Marie au temple est signée par le peintre Beauvais et porte la date de 1747. Ce Beauvais est le fils d’un graveur célèbre, et a laissé quelques tableaux dont on parle avec avantage : le Mariage de Louis XVI avec Marie Antoinette et la Naissance de Louis XVII. Le tableau de gauche n’est pas signé, mais il est d’origine ancienne. Le sujet est connu. C'est l’Ange-Gardien qui conduit un enfant dans les sentiers de la vertu et le protége contre un serpent, A l’arrière-scène on voit un Château tout illuminé. Le peintre a voulu sans doute paraphraser le verset du psaume XVI :

CAfermissez mes Pas dans vos sentiers, afin que Je ne Sois pas ébranié en marchant, »

Trois petits tableaux représentent Vofre Ser.

g'eur, la Sainte. Vierpe, Saint-Clair: Borromée, Ce dernier fut des missionnaire Maurice par le P. jésuite I ssis, Toutes «. : peintures,

de même nue le Peut chemin de croix conservé

dans la chapelle, viennent des premiers missionnaires jésuites et furent apportées de France. Le trésor de l’église possède encore un enfant Fésus en cire que l'on dit avoir été offert aux Jésuites par ie roi Louis XIV. Ce sanctissimo bambino très richement habillé est fort vermeil pour son âge.

Sur lautel, deux reliquaires, qui portent Vauthentique de 1749, enchâssent des reliques de Saint-Ciément et de Sainte-Prudence.

On pourra voir enfin dans la sacristie plusieurs vieux chandeliers de bois brut grossièrement sculptés au couteau, ouvrage des pères Jésuites. Le confessionnal massif avec ses grillages en losange a été aussi taillé par le célèbre P, de la Brosse. On sait que les Jésuites employaient leurs loisirs à faire les plus hbumbles travaux. C’est ainsi que le P. Maurice, en 1728, donnait le premier coup de hache dans les pièces de bois qui devaient servir à la construction de la chapelle de Chicoutimi. C'est lui qui peignit le retable, la voûte, le beau tabernacle, fabriqua des ornements d'autel, et termina l’intérieur de sa maison de ses propres mains pour l'avantage

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de ses successeurs, écrit-il, leur demandant de prier pour lui et leur souhaitant une vie plus tranquille. En 1744, on le voit encore aux Sept-Îles où il fit équarrir le bois de la chapelle. I s’enfonça dans la forêt, il mania la hache pour animer ses ouvriers et avoir la consolation de mettre la main à l'ouvrage, (1)

Tous ces pieux souvenirs de la chapelle de Tadoussac sont sous la garde intelligente du curé de l'endroit, Il en connait la valeur, et en prend soin comme jamais dragon vigilant ne surveilla le jardin des Hespérides. Le cimetière de Tadoussac n’a rien de remarquable, C’est le champ de mort d’une paroisse de campagne.

Quelques épitaphes portent le nom de sauvages montagnais, Nous y avons cherché en vain l'endroit où fut enterré en 1686, M. de Roche-

fort, capitaine de frégate française, qui mourut

sur un des vaisseaux du roi À l'entrée du Golfe,

(1) Le maitre autel de la vieille chapelle de Tadoussac est d'origine récente, Il fut donné par la femme de l'un des agents de la compagnie de la baie d'Hudson, madame Connolly,

Le P, de la Brosse. — Histoire et légendes.

Il y a des noms qu'il suffit d'évoquer pour faire naître aussitôt comme une rumeur glorieuse, Ils vibrent, a dit quelqu'un, sonores, comme des clairons de combat,

Parmi tant d’apôtres qui ont illustré les missions d'Amérique, il en est un dans chaque nation, dans chaque tribu, qui a laissé une empreinte plus profonde, Autour de ce prédestiné viennent se grouper toutes les légendes, tous les souvenirs, A lui seul il résume une époque, les travaux de vingt de ses compagnons. Siles Micmacs d’Acadie ont gardé l'éternelle mémoire du patriarche Maillard, si les anciennes tribus abénaquises du Maine se souviennent encore du martyr Rasle, si les planteurs des

bayous de la Louisiane se découvrent tou-

jours religieusement au nom du missionnaire

Aubry, la forte race qui habite le Saint-Laurent inférieur n'a pas oublié le jésuite Jean- Baptiste de la Brosse, De tous les missionnaires qui ont exercé l’apostolat sur la terre saguenayerne et dans les régions du Golfe, c'est lui qui a laissé les souvenirs les plus vivaces et les plus vénérés. On entend mentionner son nom partout, dans les profondeurs du lac Saint- Jean, sur les rives désolées du Labrador, dans les villages florissants qui bordent le fleuve depuis Cacouna jusqu'aux confins éloignés de la Gaspésie et du Nouveau- Brunswick. Le pêcheur en relevant ses filets, le bûcheron qui rentre accablé par le rude travail du jour, la mère auprès du berceau de son enfant, le chasseur pendant les longues soirées de ses haltes de chasse, racontent du bon père des choses merveilleuses, Tous, dans l'infortune, ou quand la tempête bat furieuse au large, l'invoquent comme un saint. Au chevet des malades, les vieilles femmes indiquent souvent les remèdes qu'avait enseignés à leurs aïeux l'apôtre aimé et populaire.

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TADOUSSAC 16r ea | Dernier jésuite qui ait préché l’'évangile aux Populations vigoureuses du Golfe, le P, de la Brosse forme comme Ja clef de voûte de l'édifice auquel les disciples de Loyala ont si laborieuse. ment travaillé pendant près de deux siècles.

Disons de ce héros Populaire la simple histoire et la légende dorée.

Originaire de Magnat, hameau du beau pays de Jauldes dans l’Angoumois, le Père jésuite de la Brosse était venu dans la colonie du Canada cinq ans avant la conquête anglaise. D'abord Procureur du collège de Québec où il professa la philosophie, l'ennemi le trouve évangelisant les Abénaquis de Saint.F rançois du Lac, tribu vivant sur les bords de la rivière Saint-Jean où il avait passé quelque temps, l'année de son arrivée, en 1755, De 1761 À 1766, ilrésida tantôt à Montréal, tantôt à Saint-Henri de Mas. couche qu'il desservit comme missionnaire pendant près de cinq ans. C'est de Saint-Henri de Mascouche qu'il partait, au mois de mai 1766, sur l’ordre du P, Glapion, pour aller mettre la

dernière main à cette belle mission montagnaise, It

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si pleine de foi et de piété, et dont il est resté V'apôtre le plus vénéré. «Le $ mai 1766, à 6 h. « de l'après-midi, écrit-il en marge du registre uparoissial de Chicoutimi, j'arrivai uissiona naire à T'adoussac, âgé de 42 ans et 9 mois, « prêtre depuis 13 ans, 3 MOIS, 2 jours, arrivé «en Canada depuis 11 ans, dix mois et 5 jours, «ce pays soumis aux anglais depuis $ ans 10 « mois et 2 Jours.»

Pendant seize ans, sans relâche, d’un zèle toujours infatigable, le P. de la Brosse a parcouru les pays de chasse des Montagnais, érigeant des églises, bâtissant des écoles, enseignant avec le même zèle le cathéchisme, la lecture, l'écriture et le chant sacré, Les enseignements du P, de la Brosse se sont transmis de génération en génération dans toutes les familles de cette tribu jusqu'à ce jour, Les cahiers

de compte du plus ancien imprimeur de Québec

nous disent les livres nombreux : alphabets,

catéchismes, calendriers, qu'il prépara et fit publier pour ses néophytes, soit dans l'idiôme

montagnais, soit dans le dialecte abénaquis.

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TADOU£SAC 163 ne ana LL Il traduisit l'évangile en langues sauvages, Très versé dans le langage Montagnais, il transcrivit dans cet idiome et réunit en un volume tous les écrits, français ou Montagnais, de ses prédécesseurs dans les missions, les annota et les corrigea, En 1770, épuisé par quatre années de travaux incessants, il se retira quelque temps dans l’île d'Orléans où il travailla au dictionnaire montagnais, qu'il avait commencé dès son arrivée à Tadoussac. I] Poursuivit, pendant cinq années encore, cet ouvrage de bénédictin, au milieu des voyages les plus périileux et des devoirs de l’apostolat le plus ardu,

On assure que les Oblats qui desservent les missions sauvages du Nord, ont en leur possession le dictionnaire Montagnais auquel le Père de la Brosse travailla pendant de si longues années, La plupart des livres religieux qui sont encore en usage chez les Montagnais ont été écrits par lui, Les bibliophiles se disputent aujourd’hui les exemplaires primitifs des Ouvrages de l’humble missionnaire. L’archevêché de

Québec possède un exemplaire de son alphabet

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imprimé en 1767. Son catéchisme et le livre de

prières sont d’une extrême rareté. On en cite cinq exemplaires,

Le bon Père de la Brosse, de nature gaie et d’un esprit éminemment primesautier, cultivait le bon mot et les fines reparties à ses heures. Il signait le catéchisme qu il a préparé, de son nom sauvage Zshitstiisahigan qui signifie littéralement balai, brosse. Dans la compilation qu’il a faite des écrits de ses prédécesseurs, il a ajouté en marge des notes parfois assez malignes. Il s'en excuse en disant qu'il le fait, non par amertume ni pour faire de l'esprit, mais enfin de prévenir le lecteur des fautes qu’on y rencontre

souvent, «Je ne fais des remarques, ajoute-il, que sur les fautes de grammaire, mettant de côté l'ortographe que les commençants étudient et que les insensés négligent.» Omnissa ortographica cui incipientes student et quam insipientes negligunt. Il est malheureux que le latin, qui brave dans les mots l'honnêteté, ne nous permette pas de reproduire intact cet ingénieux rapprochement. Il avait beau se défendre

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nine nantaise tend nn mont in à d’avoir de l'esprit ce bon père, on n’en cite pas moins de lui des traits fort gaulois.

Durant un de ses séjours à Chicoutimi, il se recontra là quelques étrangers, venus comme touristes, dont la mine et les allures n'’allaient guère à personne dans le poste. Abusant de la liberté presqu’illimité qui régnait dans ces établissements et qui faisait que {a demeure de chacun appartenait À peu près à tous, ces messieurs s’introduisaient partout et à toutes les heures. Ils poussèrent l’indiscrétion jusqu’à rendre des visites interminables au missionnaire, auquel ils faisaient subir une série de questions les plus insipides du monde.

Le P. de la Brosse, fort occupé de ses études et de ses travaux, leur avait bien laissé voir, avec la délicatesse qui le distinguait, qu’il n'avait guère de loisirs, mais ceux-ci n’en tenaient pas compte. Il imagina alors, contre ces fâcheux, un moyen qui démontre que le bon père avait autant de fine satire dans l'esprit que de bonté dans le cœur : il écrivit le quatrain suivant,

qu’il afficha sur sa porte, fermée pour l’occasion ‘

Pour un homme occupé, rien de plus ennuyeux Que de gens désæuvré la visite importune :

J'aimerais presqu'autant qu'on me crevât les yeux Que de venir ici, pour m’en procurer une |

Ces vers eurent leur effet sur les importuns visiteurs qui, assez mal venus partout, prirent bientôt le parti de délivrer Chicoutimi de leur désagréable et pernicieuse présence.

Le vent et la pluie ont emporté le feuillet ; mais les vers affichés par le P. de la Brosse, sur la porte du petit presbytère de l’ancien poste de Chicoutimi, se sont transmis dans plus d’une ancienne famille. M, Joseph-Charles Taché, dont l'ancêtre était alors bourgeois de poste, en rapportant cette anecdote dans ses Zorestiers et

Voyageurs, lui a assuré un laisser-passer pour la

postérité,

Le prédécesseur du P. de la Brosse, dans les missions de T'adoussac, le jésuite Coquart, faisait Jui aussi retentir les rives du bas St Laurent des échos de sa muse, En 1757, son frère qui était maire et lieutenant général de la police de Paris, remettait au ministre du roi quelques stances

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que le missionnaire avait composées en l'honneur de M. de Vaudreuil (1).

Le P. de la Brosse a laissé une large et profonde trace sur cette terre saguenayenne de Tadoussac, dont il avait fait son quartier-général, et son action rayonne encore partout où se trouvaient les postes jetés par les caprices du commerce et de la traite sur toute la rive nord. Sans relâche, il allait, le courageux apôtre, confessant, baptisant, enseignant la doctrine du vrai Dieu aux rudes pêcheurs et aux enfants des bois. On le retrouve partout : aux Bergeronnes, aux Escoumains, aux îlets Jérémie, aux Sept-Iles où il établit une école et réédifie à ses

dépens le temple que le P. Coquart avait aban-

bonné à cause des crimes des sauvages et que

les soldats avaient brûlé pendant la guerre ; à Betsiamits, où pendant l'hiver qu'il v passa, il apprit aux sauvages à lire, à écrire, à chanter d’après les notes musicales. Les habitations perdues de Chicoutimi et du lac Saint-Jean le

(1) Voir Manuscrits de Québec, vol, XIII, —13 mars 1757.

Rennes

reçurent tour-à-tour. C’est dans ces profondeurs mystérieuses qu’il rencontra un jour un groupe de Naskapis et qu'il eût l'honneur d’annoncer le premier la parole à cette tribu lointaine, où personne n'avait pu encore pénétrer.

Les Naskapis étaient très attachés à leurs superstitions et à leurs usages païens qu’ils ne voulaient point abandonner. C'est en vain que le P. de la Brosse épuisait ses meilleurs arguments pour les convertir. Quand un sauvage est décidé à ne rien entendre, il n’y a pas de pire sourd que lui.

Un beau matin un Montagnais, plein de foi et plein de zèle, vint trouver le père, et lui tint à peu près ce langage,

« Père, les Naskapis n’ont plus d'oreilles ; mais ils ont encore des yeux.

« Eh bien ! reprend le père, qu'est-ce qu'il faut leur montrer à ces pauvres gens ?

« Je n’en sais rien, moi ; maïs, si tu pouvais faire un miracle devant eux, ils ouvriraient les yeux et ils verraient,

« Mais, je n'ai pas le pouvoir de faire des miracles ; ce pouvoir n'appartient qu'à Dieu.

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