UNE HUTTE DE LAPONS
v4g6te sur les rives d'un torrent qui emporte k la mer les eaux toinbees en cascades des pentes rapides environnantas.
Nous suivons, pendant trois quarts d'heure, un sentier fleuri, au sol tourbeux et humide, et nous arrivons dans une sorte dc cirque oil se dressent les huttes des nomades. Des hommes, des femmes, des enfants sont \k, 6tendus autour d'un tertre gazonn6, d'ou s'^chappe un nuage de fum^e. Tons se Invent k notre approclie et se mettent en devoir de refouler dans leur pare rustique les cinq cents rennes aux grands bois velout^s, assembles autour de leur demeure. En fuyant, ces b6tes ^tranges font entendre un bruit d'osselets produit par leurs articulations..
Le chef de la tribu lance son lasso dans le troupeau, en fait sorlir de vive force un bel animal au poll 6pais, aux grands yeux
DE PARIS AU CAP NORD
ronds et noirs qu'il nous pr^sente, puis il nous invite k pSn^trer dans Tiht^rieur de sa demeure.
Figurez-vous une hutte de charbonniers solognots, mesurant environ 5 metres de diametre, formee de troncs de bouleaux, grossierement 6quarris, assembles parle faite, et recouverte de plaques