‹ Voyage au ZambéseChapitre 18 sur 55 · DIFFÉRENCES · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCES

Chingose

Nhamichère

Loan Nascimente

Point culminant du sentier.

Ruisseau Potepote. . . . à Ruisseau Tondoûbe . .

Rivière Nhialéga

Loan Christian

Zambèse

Le 30 août, nous quittons le loan de Christian etretournant sur nos pas, nous regagnons par le Potepote le haut plateau au sommet duquel nous avons rencontré des ruisseaux d’où nous apercevions le Zambèse. Nous essayons de longer les rives du premier pour descendre vers le fleuve ; mais au bout de 400 mètres, d'énormes amas dioritiques et de hautes herbes entravent la marche. Les naturels qui nous accompagnent ne peuvent avancer dans le fourré, les épines leur déchirent la peau et les blessent cruellement ; nous incendions le mato et, le vent aidant, le feu a bientôt nettoyé le chemin.

Nous repartons dans une direction O., le terrain descend d’abord fortement, puis il devient presque plat; le mato est en broussailles ; amas considérables de blocs de | granit. Dans le lit d’un ruisseau nous constatons la présence de diorites et de carbonate de fer, et à mesure que nous le descendons, nous trouvons successivement des

grès houillers et des schistes bleuâtres. À 1,600 mètres environ de notre point de départ, nous traversons le Birindi, ruisseau qui coule E. 30° $. à O. 30° N. dont le lit sablonneux contient de l’oxyde de fer magnétique. A 2,200 mètres, la povoacao de Capenga est bâtie sur une hauteur de 5 mètres ; nous sommes dans une vallée resserrée entre deux petites collines; direction N. 25° à 30° O. |

Après avoir campé à Mutengo, village d’une trentaine de cases entourées d’une palissade en roseaux, à 2,200 mètres d’un repère que nous avons marqué, DOus reprenons le 31 août notre travail interrompu la veille au soir et, comme nous avons l'intention de passer par un autre chemin que celui qui mène à Mutengo, nous notons les observations faites du village à la reprise.

Le terrain est presque plat ; la marche, E. 20° à 40° N., à 415 mètres de Mutengo, nous traversons le Nhamatubsize, ruisseau de 4 à 5 mètres de largeur, à fond de sable et fragments dioritiques; puis la plaine est en friches et le terrain parsemé de nombreux fragments de feldspath avec grès en place.

Du repère marqué la veille, nous nous engageons dans un col entre deux côtes, sur la gauche; une petite vallée nous conduit à un torrent qui tombe dans une deuxième vallée plus basse de 15 mètres que la première. A gauche, les collines sont presque perpendiculaires et les trois dernières viennent mourir au pied de celles de droite, ne laissant ainsi qu'une gorge très étroite où le torrent passe à peine. Nous le laissons à notre droite et constatons que le grès houiller est en place sur toutes les collines.

Plus loin, nous avons à traverser un vallon rempli d'arbres épineux et touffus ; le gibier y est abondant et c’est par bandes que nous rencontrons les perdrix et les pintades. Nous continuons notre route dans le lit desséché d’un ruisseau ©. 20° N. à E. 20° S.; dans une grande

vallée qui s’étend jusqu’au Zambèse coule le Nhamatubsize Pequene, que l’on peut suivre pendant 300 mètres et qui aboutit au Nhamatubsize Grande, perpendiculaire au premier. Sa direction est N. 20° E. à S. 20° O. ; sa largeur de 6 à 1 mètres; on peut le suivre jusqu’au fleuve sans difficulté, car il traverse une plaine cultivée en sorgho, mais et tabac.

Mutengo est situé à 1,200 mètres environ de l’embouchure du Nhamatubsize Pequene.

Notre guide, en nous indiquant la route suivie pendant la seconde partie de ce lever, nous avait assuré que le terrain était plat, peu accidenté jusqu’au Zambèse. Nous avons trouvé tout le contraire: des collines, des ravins à chaque pas qui gêneraient beaucoup si l’on voulait construire une voie ferrée portative. Tandis qu’en marchant vers Mutengo on est en plaine et on peut aller en ligne droite ; puis vers le village, si on tourne au sud quelques degrés ouest, on peut facilement gagner le Nhamatubsize Grande et de là le Zambèse.

De Mutengo nous regagnons Chingose par la vallée du Revugo en rencontrant, à gauche, les villages de Chinosoro, Miranda et Fortuna ; à droite, ceux de Chachindira, Francisque et Ginrayaséna ; ce dernier est tout à fait au pied de la grande chaîne de montagnes qui fait face à Chingose.

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