‹ Voyage au ZambéseChapitre 40 sur 55 · EF · texte numérisé non relu

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LIT DU MOATIZ

Albert Barbier, des -aut. Nancy.

et méprisant les périls et les privations de toules sortes, osèrent affronter volontairement la malignité du climat et la férocité des naturels pour accomplir leur mission régénérairice, qui est de catéchiser et d'amener « au culte d’un seul Dieu et de la loi la plus sainte qui ait jamais été enseignée aux hommes (*) », les peuples barbares, en leur moutrant le chemin de la véritable lumière. Voilà un exemple qui prouve jusqu’à l'évidence aux philosophes humanitaires que les Cafres sont susceptibles de civilisation, et qu'avec une éducation morale bien dirigée, on pourrait encore les tirer de la dépravation dans laquelle ils vivent par faute de mentors voués à cette tâche.

Je prie le lecteur de me pardonner cette digression, et je reviens à mon sujet.

# De L

Les naturels de Dande sont couleur de jais, robustes, d’une taille supérieure à la moyenne; ils ont de grands et beaux yeux, le front haut, les pommettes saillantes et une expression agréable. Ils s’ornent la tête avec des grains de différentes couleurs enfilés en chapelets ou des tresses (Nhunzos) et portent, comme leurs cousins, des verroteries (chimpotes) autour de la ceinture, ainsi que des bracelets aux jambes et aux poignets, mais en bien plus grande quantité. Comme eux ils portent aussi les Doros au cou et à la ceinture et les Inhamugangaras aux oreilles, et se foni les mêmes cicatrices au visage et à la poitrine.

De même que ceux de Chedima, les princes de Dande se reconnaissent par une marque en forme de croix: le premier trait coupe le front horizontalement, d’une tempe à l’autre, le second, perpendiculaire au premier, descend presque jusqu’au bout du nez. Les uns et les autres, aussi bien que leurs peuples, sont polygames.

(1) Garrett. Camoez.

VOYAGE AU ZAMPÈSE. 19

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