‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 11 sur 211 · Bell. Jnd., v, mi · texte numérisé non relu

Bell. Jnd., v, mi

Enfin 1 nous lisons encore : « Dieu... résolut de leur infliger (aux Sodomites) le châtiment de leurs crimes, et de renverser non-seulement leur ville, mais de dévaster tellement le pays, qu'il ne produirait plus jamais ni plante, ni fruit; alors Dieu lança la foudre sur la ville et la brûla avec ses habitants, faisant périr la terre par le même incendie. »

Inutile, je pense, d'insister plus longuement pour démontrer que jamais dans la pensée de Josêphe, la submersion de la Pentapole n'eut lieu.

J'ai rapporté tout à l'heure un passage entier de Strabon (liv. xvi) , dont je me bornerai à reproduire ici la phrase suivante : « Il resterait même, dit-on, de leur métropole Sodome, des ruines dont la circonférence serait d'environ soixante stades, etc. » Donc, pour Strabon, point de submersion de la Pentapole.

Passons à Tacite; nous lisons2 à propos du lac Asphaltite : «Haud procul indecampi, quos ferunt olim uberes, magnisqne urbibus habitatos, fulminum jactu arsisse; et manere vestigia : terramque ipsam. specie torridam, vim frugiferam perdidisse. » Même conclusion pour Tacite que pour Strabon.

Parmi les écrivains arabes il en est qui croient aux ruines de Sodome et des autres villes maudites : ainsi un passage de Masoudy, cité par M. Étienne Quatremère, dans un mémoire inséré au Journal des Savants (n° de septembre 1852), et extrait du manuscrit arabe de Constantinople (T. 1er, f° 162), dit en parlant des villes de la Pentapole : i^ij J,t *Jb LfcS ^pJt ^ ^ : Et elles ont subsisté jusqu'à notre épo-

que. Ces (villes) sont en ruines; elles ne contiennent pas d'habitants.

Aboulféda, quoique moins explicite, est du même avis; il est vrai qu'Edrisy dit que Sodome et les villes voisines sont

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