‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 126 sur 211 · I Rois, xiii, a · texte numérisé non relu

I Rois, xiii, a

38i VOYAGE EN SYRIE

— Jéroboam étendant la main, voulut faire arrêter le prophète, et sa main se dessécha immédiatement ; mais, à la prière du prophète, il la recouvra. Ce fut ce même prophète qui, malgré l'ordre exprès de Dieu, ayant accepté le pain et l'eau d'un autre prophète qui demeurait à Beit-el, fut tué par un lion chemin faisant, lorsqu'il s'en retournait chez lui Nous lisons dans le premier livre des Rois2 comment la prophétie fut littéralement accomplie par le roi de Juda Josias.

Après la captivité, Beit-el fut repeuplée par les Juifs revenus de Babylone 3. Beit-el fut fortifiée par Bacchides, au temps des Maceabées 4, et prise par Vespasien, dans l'expédition où il soumit la Gophnitique et l'Acrabatène 5. Ce prince y laissa une garnison, avant de marcher sur Jérusalem. Eusèbe nous dit que Beit-el est au xu" mille, sur la route qui conduit de Jérusalem à Sichem (ou Naplouse), et cette mesure parait trèsexacte. L'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem mentionne cette ville sous le nom de Béthar. Voici le texte même : « Inde (a Neapoli) millia xxviu, euntibus Hierusalem, in parte sinistrA est villa, qua? dicitur Bethar (aliàs Bethel); indè Hierusalem m. xu. ■ On voit que le pèlerin, qui d'ailleurs était contemporain d' Eusèbe, compte comme celui-ci. Saint Jérôme enfin nous dit dans l'Onomasticon, au mot Agaï : « Bethel... usque hodiè parvus licct viens ostenditur. » Depuis lors il n'en est plus question dans les écrivains du moyen âge. Le Rév. Robinson, qui a bien étudié les ruines de Beitin, est néanmoins convaincu que cette ville a recouvré une nouvelle existence, après le temps de saint Jérôme, et très-probablement à l'époque des Croisades.

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