Livres ix, xi, xhi et xiv
(Naplouse). C'est une erreur manifeste, puisqu'il est avéré que Naplouse a pris lu place de Sichcm. Au reste, ce qui est plus étrange encore , c'est que le même écrivain mentionne Sebaste comme une petite place forte de la Samaritide. Strabon1 ne. s'y était pas trompé, et il mentionne : Samarie qu'Hérode appela Sebaste. Saint Jérôme est tout aussi positif, et, dans son commentaire sur Michée, il dit de Samarie : « Erat in montibus, sita ubi nunc Sebaste est. *
J'ai dit plus haut combien le site de Sebastien est charmant. De tous les côtés, excepté à l'ouest, le plateau fertile qui servit d'assiette à la capitale du royaume d'Israël, et plus tard a Sebaste, est dominé par des montagnes boisées dont l'aspect est délicieux.
Après quelques heures de promenade fructueuse au milieu des ruines de Sebaste, nous avons repris la route de Naplouse. Le soleil avait été si ardent pendant tout le temps de notre reconnaissance, que nousen ressentîmes tous, plus ou moins, les effets fâcheux. Malgré tarbouch et kafich, je pris là, pour ma part, un coup de soleil qui me gratifia, jusqu'à Damas, de maux de tète assez peu tolérables. Et à ce propos, je dois consigner un fait que je ne m'explique pas et qui n'en est pas moins constant pour moi : pendant toutes les journées où je ressentis les elle ts de mon coup de soleil, lorsque le jour finissait, |e mal de tète faisait trêve et je m'en croyais débarrassé ; le lendemain, au réveil, je ne souffrais point, mais aussitôt que le soleil reparaissait sur l'horizon, la douleur de la veille revenait avec une exactitude désespérante. Probablement que l'action de la lumière vive sur mes yeux, avait quelque influence sur le retour, à heure fixe, de cette espèce de névralgie.