Pal., Ub. iv, p. llio. Aduoiuea Soiloma
trouve dans l'index arabe des noms des évèques qui ont souscrit au concile de Nicée. Il lit. en effet, ,15L» ~e~aJî , jL» qu'il transcrit Severus Zozamaon. Remarquons que jamais le sad ne s'est prononcé z, et que le second, en y restituant un point très-probablement oublié, fournit une leçon ^L.^~JI dans laquelle il est bien clair que se trouve la transcription , aussi rigoureuse que possible , du génitif grec 2o£of/.wv. Du reste , il n'est plus possible aujourd'hui de révoquer en doute l'existence d'un évêque de Sodome nommé Sévère, qui prit part aux actes du concile de Nicée, puisque la version copte de ces actes, publiée et commentée par mon savant confrère et ami M. Ch. Lenormant, mentionne ce saint personnage d'une manière très-précise. Est-ce à dire pour cela que Sodome se releva de ses ruines, et qu'une Sodome moderne, contemporaine du concile de Nicée , fut le siège d'un épiscopat chrétien? Pas le moins du monde. Nombre d'évôques ont porté et portent encore de nos jours des titres de villes qui n'existent plus que dans la mémoire des hommes. 11 y a bien eu, au même concile, un évêque d'ilion ! En conclurons-nous qu'llion avait été rebâtie ? Nullement, j'imagine. Du temps de Josèphe, Sodomitide était encore le nom de ia contrée où fut Sodome , et ce nom a très-bien pu donner naissance au titre épiscopal à l'inexactitude duquel Reland avait conclu. Quant à l'argument que Reland tire de la position de Zoar en Palestine , et non en Arabie, cet argument n'a pas une valeur réelle, puisque, dans Josèphe, Zoar est nommée la Zoar de l'Arabie f, Zwapa TT(; Àpaéta;, et que dans un autre passage', il nous est dit que Zoar, Zwaoa , fut une des douze villes enlevées par Alexandre Jannaeus aux Arabes K