‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 140 sur 211 · Ant. Jutl., xi, vin · texte numérisé non relu

Ant. Jutl., xi, vin

subsister, et la population des Sîchemites à se recruter de tous les Juifs qui étaient chassés de Jérusalem, pour avoir mangé des mets impurs, pour avoir violé le sabbat ou pour avoir commis quelque délit du même genre *.

Longtemps après, lorsque Antiochus Epiphanese fut, sans coup férir, emparé de Jérusalem et Peut mise deux fois au pillage (en 143 et en 145 de l'ère des Séleucides), les Samaritains, redoutant pour eux-mêmes un sort semblable, adressèrent une supplique à Antiochus, pour lui exposer qu'ils n'étaient, et n'avaient jamais été Juifs, mais qu'ils étaient Sidoniens d'origine ; que leurs ancêtres avaient cru se débarrasser d'épidémies cruelles qui les avaient frappés coup sur coup, en adoptant l'antique superstition du pays, telle que la célébration de la fête que les Juifs appellent sabbat; qu'un temple anonyme ayant été construit sur le mont que l'on appelle Garizim, ils y offraient solennellement des sacrifices à un Dieu inconnu; qu'en conséquence, voulant adopter le culte des Grecs, ils suppliaient le roi de ne pas les confondre avec les Juifs, dans le juste châtiment des crimes de ceux-ci, et de leur permettre de dédier leur temple à Jupiter Hellénien.

Antiochus s'empressa de leur faire répondre qu'il leur accordait leur demande et qu'il les autorisait à dédier leur temple à Jupiter Hellénien. Cette réponse était datée du 12 du mois hécatombaeon de l'an 146 de l'ère des Séleucides1.

Le temple du Gariziin n'eut que deux cents ans d'existence. « Jean Hyrcan s'empara de Sichem et du Garizim, et il soumit « la nation des Cuthéens, qui exerçait son culte dans un temple «semblable à celui de Jérusalem, temple qu'Alexandre le «Grand avait autorisé Sanaballète à construire, en faveur de «son gendre Manassès, frère du grand prêtre Yaddous, ainsi

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