Ant. Juii., tm, u
i. Bell. Jud., m, mu, 32.
a. De vtlif. Jnst., ttb. v, eau. vu.
ET AUTOUR DE LA MER MORTE. 423 punir un semblable méfait, chassa les Samaritains dn mont Garizim, et y fit bâtir une église de Sainte-Marie, qu'il entoura d'une enceinte faite simplement en pierres amoncelées. Une forte garnison fut placée dans la ville d'en bas, mais dix hommes seulement furent préposés à la défense du mur supérieur. Sous le régne d'Anastase , les Samaritains gravirent la montagne par les escarpements qui n'étaient pas gardés, et ils s'en emparèrent de vive force. Le préfet de la province fit aussitôt saisir et mettre à mort ceux qui s'étaient rendus coupables de cet attentat. Enfin l'empereur Justinien entoura l'église du Garizim , d'une autre muraille tout à fait à l'abri d'un coup de main, et il fit rétablir cinq églises chrétiennes -qui avaient été incendiées dans la ville. Ceci se passait en mai 529. (Cyrille de Scythopolis, histoire de Saint-Saba. )
Nous lisons dans l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem : Civitas Neapolis. lbi est mons Agazaren; ibi dicunt Samaritani Abraham sacrilicium obtulisse, et ascenduntur usque ad summum montem gradus num. ccc. Inde ad pedem montis ipsius locus est, cui nomen est Sechim. Ibi positumest monumentum, ubi positus est Joseph, in villa quam dédit ei Jacob pater ejus. Indè rapta est Dina filia Jacob afiliis Amorrœorum. Inde passus mille, locus est cui nomen Sechar, undè descendit mulier Samaritana, ad eumdum locum, ubi Jacob puteum fodit, ut de eoaqua impleret {sic ) , et Dominus Noster Jesus-Christus cum eà locutus est; ubi sunt arbores platani quos plantavit Jacob, et balneus qui de eo puteo lavatur.
Ce passage extrêmement curieux nous fournit plusieurs sujets d'observations. Pour le pèlerin, d'abord, Sichem (qu'il faut restituer à la place de Sechim), et Sechar, sont deux lieux différents. Mais cette distinction n'est pas admissible, Sichem et Sechar étant certainement la même localité1. Le puits de la
1 . Voici re <\w «lit saint létfmP à rc propos : Transivit Sirti.m , non ut plo-
Samaritaine et le tombeau de Joseph sont très-près l'un de l'autre, et c'est à mille pas de là que se trouve la Sechar, d'où était descendue la Samaritaine venue au puits de Jacob Avec de semblables indications, il est difficile de ne pas reconnaître cette Sicbar du pèlerin, dans la Louzah du mont Garizim. Enfin pour monter de Neapolis au temple du Garizim, le pèlerin nous apprend qu'il y avait, de son temps, un escalier de trois cents marches. Ce nombre, commençons par le dire, est ridicule et impossible, si le temple était au sommet, et il y était en effet, ainsi que nous le verrons tout à l'heure. Le Garizim a certainement une hauteur de cinq à six cents mètres au-dessus de l'assiette de Naplouse ; dès lors il est bien évident que ce n'était plus par centaines qu'il fallait compter les marches de l'escalier conduisant à ce temple. Je proposerais donc de lire quinze cents au lieu de trois cents , et je suis convaincu que l'on se rapprocherait alors de la vérité.
11 n'est pas possible de conserver de doutes sur l'existence de cet escalier gigantesque, et voici pourquoi : On connaît de magnifiques médailles impériales d'Antonin le Pieux, frappées à Neapolis, et qui représentent le mont Garizim avec son temple. Certainement ce n'était pas le temple détruit par Hyrcan, mais quelque temple du paganisme qui avait pris la place du premier. Quiconque a vu Naplouse et le Garizim sera frappé de l'exactitude, pour ainsi dire minutieuse, de la vue que présentent ces rares et belles médailles. Or, le détail qui saute immédiatement aux yeux, c'est l'existence d'un immense escalier qui monte directement de la ville basse au portique du temple. Celui-ci est muni d'une enceinte, à l'extrémité sud de laquelle se montre une haute tour, et je ne doute pas qu'il ne faille
rique errantes legunt Siehar, quœ nunc Neapolis appellatur ( ep. 85, Epitaph. Pauls).