‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 143 sur 211 · Évangile de saint Jean, chap. iv · texte numérisé non relu

Évangile de saint Jean, chap. iv

y reconnaître la tour carrée qui était placée au milieu de la face sud de l'antique enceinte que j'ai décrite plus haut. De plus, la gorge par laquelle je suis parvenu au sommet du Garizim, est admirablement mise à sa place sur la médaille, et le haut de cette gorge est garni de deux tours dont j'aurais trèsprobablement retrouvé les bases, si j'avais alors connu ce détail. Quoi qu'il en soit, il est certain que l'escalier dont parle le pèlerin de Bordeaux, et qui existait dès le temps d'Antonin, existait encore, en 333.

Le savant Robinson ' s'exprime ainsi sur le compte des ruines que j'ai longuement décrites, et que son guide samaritain lui avait nommées el-Qalâat, le château : « This was probably the « fortress, the ruins of which are still seen upon the mountain, « bearing every mark of a romain origin ». Je ne saurais absolument partager cette opinion. Une forteresse n'est forteresse qu'à la condition de pouvoir être défendue, c'est-à-dire d'être construite dans un but de défense ; or, je le demande , comment défendre une muraille sans parapet, et contre laquelle s'appuient partout des appartements. Dans une semblable citadelle, la garnison eut été réduite à se croiser les bras, en laissant les assaillants s'approcher des murs et faire brèche partout où ils le voudraient, sans qu'elle pût en aucune façon s'y opposer. Je le déclare donc sans aucune espèce d'hésitation, cet immense monument est bien certainement l'enceinte du temple bâti par Sanaballète, avec l'autorisation d'Alexandre le Grand; et l'octogone, qui était le sanctuaire, profané probablement par la statue de Jupiter Hellénien, aura été rasé par l'ordre d'Hyrcan, tandis que l'enceinte elle-même était traitée un peu moins rigoureusement.

Je ne doute pas que quiconque examinera, sans parti pris

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