‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 154 sur 211 · ch. %, v. î · texte numérisé non relu

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cinq lieues au nord, tandis qu'il devait évidemment prendre la route battue de Nazareth à Capharnaûm, route qui passait forcément par Kafr-Kenna. J'avoue que je ne veux pas d'autre preuve que celle-là , pour identifier ce village avec la Kana de l'Évangile, et ce simple raisonnement met à néant pour moi l'argumentation séduisante du savant Robinson.

Quaresmius , qui connaissait parfaitement les deux localités de; Kana-el-Djalil et de Kafr-Kenna (qu'il appelle Sepher- Kenna) déclare pencher pour la seconde, bien qu'il n'ose rejeter formellement la tradition qui milite en faveur de la première. Mais il n'y a rien d'étonnant à ce que deux localités peu éloignées l'une de l'autre, et qui toutes les deux portent un nom bien voisin de celui que portait le village où s'accomplit le premier miracle de Jésus-Christ, aient voulu à l'envi revendiquer l'honneur d'être ce vénérable village.

Après les détails si précis que je viens d'extraire de PÉvangile de saint Jean, j'avoue que je ne puis admettre ce que Robinson dit de Kana-el-Djalil 1 : « Wich, likewisc, te sufficiently near to Nazareth , to accord with a|l the circunstances of the history. » Ce prétendu accord n'existe pas en réalité, car Jésus se rendait à pied avec sa mère, ses disciples et ses cousins (oi à$6X<pot aO-roO), de Nazareth à Capharnaûm, et il ne viendra à l'idée de personne qu'il ait fait, pour cela, un détour d'une dizaine de lieues.

Qu'une vieille tradition ait prétendu reconnaître la Kana de l'Évangile dans Kana-el-Djalil, je suis loin de le nier; mais que ce soit seulement depuis le xvr siècle, que la convenance monacale ait définitivement reconnu Kafr-Kenna comme le site de l'Évangile3, je ne puis l'accorder. Quaresmius s'exprime ainsi, en faisant connaître les motifs de son choix : Posterior

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