Observatioues varia;, Àmstelodan», 1*8«, lib. n.cap
lation d'une source qui n'était pas sujette à périr, comme la ville qu'elle avoisinait? Je livre avec une certaine confiance ces observations au lecteur, et je me permets de placer la Khorazyn des Évangiles, aux ruines que domine le khan- Minieh.
Passons à Beth-Saïda. Cette ville do Galilée est comprise par Jésus-Christ dans les mêmes malédictions que ses voisines Khorazyn et Capharnaùm 1 ; seulement, dans saint Luc, le nom de cette ville est écrit Bnôoaïàa, et dans saint Mathieu Br,e<Taï$àv. Cette dernière forme nous fait connaître la signification de ce nom, dans lequel il faut chercher les deux motsBeit, maison, et Saïdoun, pêche de nx, chasser et pê-
cher). Beth-Saïda avait donc reçu son nom de l'industrie do ses habitants. C'était une ville, puisque saint Jean (i, Û5) et saint Luc (ix, 10) lui donnent le titre de Pourtant saint Marc (vin, 22) l'appelle simplement bourg (|£m -rh; xcôauç, hors du bourg, et èiç rfcv xwptuv, dans le bourg) . Du reste, cette double appellation n'est pas particulière à Bcth-Saïda, puisque dans les Évangiles, Beit-Lehm elle-même est appelée tantôt ville, tantôt bourg a. Un autre nom, encore plus infime, est donné à Beth-Saïda, dans un commentaire de saint Pierre , publié d'après le manuscrit de Médicis et inséré au tome Y des « Acta sanctorum, menais junii. » Ce passage cité par Reland est ainsi conçu : « Pierre habitait la Galilée, qui est un pays de la Palestine. Sa patrie était Beth-Saïda, petite v ille de peu d'importance (juxpov ti xcl ewTfiXîç iroXi'xvwv).
Les évangiles nous apprennent encore que Beth-Saïda était au bord du lac de Gennezareth 3, et sur la rive occidentale, puisque nous lisons « eîç t6 icç'pav 7rpoç BY,ô«at£àv, sur l'autre rive,