Saint Jean, xu, il ; saint Marc, ti, 41, et tui, M
vis-à-vis Beth-Saïda, » dan9 le deuxième verset que je viens de citer. Épiphanius1, nous dit que Capharnaûm et Beth-Saïda étaient deux villes peu éloignées Tune de l'autre (où putxpàv
Josèphe nous parle d'une Beth-Saïda qui était située dans la Gaulonitide et dans la Tétrarchie de Philippe. Cette Beth- Saïda, dit l'historien des Juifs, était sur le bord du lac de Gennezareth ; elle fut relevée et embellie par le Tétrarque, qui lui donna le nom de Julias % en l'honneur de Julie, fille d'Auguste (xwpiv $k Bi}6aai&scv, irpôç XtfAVY) èk x9[ r*vvY|<japi'ti£i' raftiax; rapoc- 07ÙV a;'.toy.a, etc.). Dans la guerre des Juifs (n, ix, 1), Josèphe rappelant le même fait, dit que Julias fut fondée par le Tétrarque Philippe, dans la Gaulonitide du bord de la mer (xœv Tf{ xa'Tw TauXaviTix^). Dans le même livre (m, x, 7), Josèphe nous apprend que le Jourdain se jette dans le lac de Gennesar : ^uxk iroXtv WAutôa ; on a toujours traduit ces mots par : après la ville de Julias. Mais aerà se prend souvent dans le sens de àci, ei«, $ià ; on peut donc aussi bien traduire par : vers, ou auprès de.
Maintenant une ville de la Gaulonitide, pouvait-elle être en même temps une ville de la Galilée, dont Hérodes Antipas était le Tétrarque? Beland conclut que non, et que, par conséquent, il devait y avoir primitivement deux Beth-Saïda, dont l'une placée sur la rive occidentale du lac, conserva son nom, et se trouve fréquemment mentionnée dans les Évangiles , et dont l'autre, placée sur la rive orientale, perdit son ancien nom, en recevant celui de Julias, que lui imposa Philippe le Tétrarque. Il est vrai, ajoute ce savant, que quelques personnes supposent que la Galilée comprenait une partie de la Gaulonitide.