Voir pl. xlix
î. Aussitôt que la pluie commence en ce pays, on voit tout le monde grimper sur la terrasse de sa maison, et s'empresser de tasser, à l'aide d'un gros rouleau de pierre, l'aire de cette terrasse, que la sécheresse précédente a fendillée. Rien de plus comique que cette précaution que prennent, pour ne pas être mouillés, des gens qui redescendent ch<-z eux trempés jusqu'aux os, et avec des vêtements bons à tordre.
5r»0 VOYAGE EN SYRIE
Syrie. ïl a la plus ardente curiosité sur tout ce qui concerne la France, et il m'accable de questions, auxquelles je me fais un véritable plaisir de répondre.
Occupons-nous maintenant de Banias et de ses environs, géographiquement et historiquement parlant. Nous allons ro-r chercher tous les documents sacrés et profanes relatifs à Dan, a Paneas et à Daphné, afin d'en tirer, si la çhoso est possible, des indices suffisants pour fixer la position de chacune de ces localités; commençons par Dan.
Cette ville portait un nom tout différent avant de tomber au pouvoir des fils de Dan. Voici, à ce sujet, ce que nous apprennent les Saintes Écritures : — La limite de Dan s'étendait à partir de ces villes. Les fils de Dan montèrent et combattirent contre Lesem, la prirent et la passèrent au fil du glaive; ils en prirent possession, s'y établirent et ils donnèrent à Lesem le nom de Dan, du nom de Dan, leur père1. 11 est évident que ce verset est une interpolation, postérieure au temps de Josué et de la répartition des territoires aux tribus , puisque le fait lui-même n'arriva que sous la domination des Juges3. Les fils de Dan, peu satisfaits des possessions qui leur avaient été départies par le sort, envoyèrent cinq espions battre le pays et chercher une meilleure contrée dont ils pussent s'emparer. — Ceux-ci vinrent à Leïs, pays en sécurité, comme les Sidoniens, tranquille, rassuré, vivant sans trouble, avec un héritier du pouvoir, éloigné des Sidoniens et n'ayant rien à démêler avec personne (verset 7). — Les espions revinrent en hâte dans leur tribu et pressèrent leurs frères de marcher à la conquête de Leïs. — C'est un peuple qui est en sécurité, leur dirent-ils; le pays est très-spacieux, rien n'y manque de ce qui est nécessaire dans un pays (verset 10). — Six cents hommes armés de