‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 188 sur 211 · Rois, i, tu · texte numérisé non relu

Rois, i, tu

quence — 28. Le roi ayant consulté , fit deux veaux d'or, et dit aux Israélites : C'est assez aller à Jérusalem î voici tes dieux, Israël, qui t'ont fait venir d'Égypte. — 29. Il en mit un à Beit-el , et plaça l'autre à Dan. — 30. Cette chose fut une occasion de péché : le peuple alla devant l'un (des veaux d'or) jusqu'à Dan ».

A l'instigation d'Assa, roi de Juda, Ben-Hadad, roi d'Aram, déclara la guerre à Baasa, roi d'Israël. Son armée fit donc irruption dans les États de Baasa, et prit Ayoun, Dan, Abelbeit-Màakah et tout Kenrout, dans toute la terre de Nephtali*. Le même fait est raconté dans les chroniques (II, xvi,4), seulement les noms des villes prises par l'armée de Ben-Hadad sont différents. Les voici : Ayoun, Dan, Abel-Maïm et toutes les demeures des villes de Nephtali.

Dans Jérémic, nous trouvons le passage suivant (iv, 15) : — Car une voix venant de Dan, annonce l'ennemi, et du haut de la montagne d'Éphraïm, elle annonce un malheur. — Cette belle expression signifie seulement que , de l'extrême frontière du nord , vient l'annonce de l'agression qui menace Jérusalem et qui vient du nord (verset 6). Il est évidemment question de l'invasion des Assyriens. La même image est répétée (vin, 16) dans le passage où le prophète dit : — De Dan on entend le ronflement de ses coursiers. Au bruit des hennissements de ses chevaux, toute la terre tremble; ils viennent et dévorent le pays avec ce qui y est, la ville et ses habitants.

Voilà tous les renseignements que nous fournissent, à ma connaissance, les Écritures, sur le compte de la ville de Dan. Voyons maintenant ce que nous en apprend Josèphe.

1. Il est encore fait mention de ce veau d'or placé à Dan, dans le î* livre des Rois (x, *»). Le prophète Amos y fait manifestement allusion, quand il dit (toi, 4) : Ceux qui jurent par le crime de Samaroun et qui disent : Vivent ton Dieu, Dan, et vive le Chemin de Bir-Sel>aa, tomberont et ne se relèveront pins.

i. R<»is, i, xv, 20.

ET AUTOUR DE LA MER MORTE. 553 Cet illustre historien raconte 1 l'expédition des Danites allant à la conquête d'un nouveau pays. Les cinq explorateurs envoyés par eux, leur firent connaître une terre bonne et fertile, située à un jour de marche de Sidon, auprès de la grande plaine (x«Tà to ptiya ice^tov) , proche de Liban et des sources du petit Jourdain. Les Danites s'y rendirent et y fondèrent une ville qu'ils appelèrent Dan, du nom du chef de leur tribu.

Dans un autre passage \ Josèphe raconte le fait de l'établissement des veaux d'or coulés par l'ordre de Jéroboam, l'un à Beit-el et l'autre à Dau, tov crepov Si èv Aav?) (i Si e<ro wpoç laiç irryai; toO {AwepoO iop^àvoo.)

Voyons maintenant ce que Josèphe nous apprend des sources du Jourdain. Nous lisons, à propos de l'expédition d'Abraham à la poursuite des rois qui avaient attaqué la Pentapole, qu'il les atteignit à Danos, qui était le nom de l'autre source du Jourdain, repi Aavov (outw yàp ri rrépa toO lop^avou rpocayopeueTat irriyr,) 3. Nous lisons encore dans la guerre des Juifs (iv, i, 1), que le lac Samachonite étend ses marais jusqu'au lieu nommé Daphné (|«'xpt Aa^vr; xwptou), lieu fertile et délicieux, où sont des sources qui, grossissant le petit Jourdain au-dessous du temple de la Vache-d'Or, le poussent dans le grand Jourdain (xai irriyxç e/ovro;, ai Tpeçotisai tov [juxpov xotAoupievov iop&avnv Otto tov Triç yp'jcrç Boô; vsôv, rpo;^Êjxirou<Ti tû (leYaXw.).

Pour Josèphe, « la véritable source du Jourdain était au lac Phiala, situé dans la Trachonitide, c'est-à-dire à cent vingt stades de Césarée ( Banias) , à droite et non loin de la route. Le Panéïon n'était que la source apparente de ce fleuve; mais le Jourdain venait seulement y déboucher, en partant du lac Phiala, et en s'y rendant par un canal souterrain. Ce Panéïon,

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