‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 189 sur 211 · Ant. Jud.. i,ï · texte numérisé non relu

Ant. Jud.. i,ï

duquel on croyait, dans l'ancien temps, que le Jourdain sortait, avait vu sa beauté naturelle relevée encore par la munificence royale, et Agrippa avait employé de grandes richesses à l'embellir. C'est à partir de cet antro que commence le cours manifeste du Jourdain. » Tous les détails que je viens de rappeler sont la fidèle reproduction de ceux que donne Josèphe

Josèphe nous apprend encore * qu'Hérode « fit bâtir un temple de marbre blanc, dédié à Auguste, auprès des sources du Jourdain. Cet endroit se nomme Panéïon. Là, une montagne élève son sommet à une hauteur immense, et, au pied, s'ouvre une caverne obscure, dans laquelle s'ouvre un gouffre abrupt, plein d'eau, et d'une profondeur inconnue, car aucune sonde n'en peut atteindre le fond. Des grottes placées à l'extérieur et à la racine même de la montagne , jaillissent des sources abondantes, et c'est de là que sort le Jourdain, ainsi que le croient beaucoup de personnes 3. »

11 est encore question de la source du Jourdain dans Josèphe 4. C'est dans le passage où il parle de la distribution des lots de terres conquises attribués aux tribus. — Nephtali, ditil, eut jusqu'au mont Liban, et jusqu'aux sources du Jourdain, qui sortent du pied même de cette montagne.

Paneas, la Banias moderne, était le nom de la ville située auprès des sources du Jourdain, que Philippe agrandit et embellit, en lui donnant le nom de Césaréc. Paneas devint ainsi la Cœsarca Philippi5. Plus tard, le roi Agrippa le Jeune ayant

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