Ad Jés., xv
4 VOVAUE EN SYRIE
d'Edom et du pays de Moab, il vint à rorient du pays de Moab, et campa au bord de FArnon. Us n'entrèrent pas dans les limites de Moab, car l'Arnon formait la limite de Moab. — De ce verset comparé à ceux que j'ai cités tout à l'heure, il résulte que la vallée de l'Arnon, après avoir couvert l'extrémité septentrionale de la Moabitide, s'infléchissait au sud, pour en couvrir également la frontière orientale. C'est effectivement ce que fait POuad-el-Moudjeb, dont l'identification avec la vallée de l'Arnon n'est un sujet de doute pour personne.
J'ai dit tout à l'heure que, d'après le livre des Nombres, lors de l'apparition des Israélites, l'Arnon séparait le territoire des Moabites de celui des Amorites; d'où il résultait que tout le pays septentrional, compris entre l'Arnon et le Yabbok, avait été enlevé par les Amorites aux Moabites, antérieurement à la venue de Moïse sur les bords de PArnon. Cette conquête était de fraîche date, puisque nous lisons dans les Nombres (xxi, 20) : — Car Hcsboun était la ville de Sihoun roi d'Amori, qui avait combattu contre le précédent roi de Moab, et avait pris tout son pays de sa main jusqu'à l'Arnon. — Cette expédition de Sihoun, si Pon accepte le texte hébraïque1, aurait atteint Ar même, la capitale de la Moabitide ; mais il faut observer que le texte samaritain, ainsi que les Septante, au lieu de ly, Ar, lisent iy, jusqu'à, et que dès lors il est probable que la conquête Amorite s'est arrêtée au bord de l'Arnon. Quoi qu'il en soit, Sihoun, roi de Hcsboun, ayant refusé aux Israélites le passage à travers la contrée située entre l' Arnon et le Yabbok, fut vigoureusement attaqué et battu par eux, à Yahas*; puis toutes ses villes furent livrées au pillage, et tous les habitants mis à mort, hommes, femmes et enfants3. Le roi de Moab était alors Balak-ben-