Cf. Joseph., Ant., xv
de la copie imparfaite qu'il avait à sa disposition. Il me paraît en résulter qu'une femme, dont le nom est perdu et qui était fille de ? , élève un monument à Zénodore, fils de Lysanias le Tétrarque, et à Lysanias, ses fils. Josèphe nous apprend que Zénodore obtint à prix d'argent la Tétrarchie de Lysanias; mais il ne nous parle pas de la famille de ce Zénodore. Comme il n'était guère probable que le premier venu pût prendre à bail une Tétrarchie, on pouvait présumer que ce Zénodore, assez riche pour la payer à l'Empire, était tout naturellement, par sa naissance, en position de la demander. Cette supposition est aujourd'hui devenue une certitude , puisque Zénodore est désigné comme le fils du Tétrarque Lysanias, et comme ayant un frère qui portait précisément le nom de Lysanias. Notre inscription de Bàalbek a donc par cela même une très-grande valeur historique. Les fragments de texte qui manquent encore sont sûrement enfouis dans la maçonnerie de l'enceinte, et quelque jour ils en sortiront, pour compléter un des monuments épigraphiques les plus curieux.
La même partie de la muraille m'a fourni quelques débris fort intéressants, tels, par exemple, que quatre morceaux d'une frise étrange, ornée de la manière suivante : Une plate-bande de six centimètres de hauteur et de cinq centimètres de saillie, rachète par deux pans coupés de huit centimètres de hauteur, la face de la frise. Celle-ci porte pour toute décoration un trait de foudre ou zigzag, dont les angles sont à quarante centimètres au-dessous de la moulure précédemment décrite. Les petits côtés du zigzag ont dix centimètres de longueur, et les grands (ceux qui se rapprochent de la position horizontale, en ont trente-cinq. Le trait est formé d'une plate-bande étroite, rachetant la surface de la pierre, par un plan incliné à sa partie supérieure seulement, tandis qu'au-dessous, il est à arête perpendiculaire sur cette même surface. Ces quatre fragments
étaient distribués, assez loin l'un de l'autre, dans la maçonnerie des murailles.
J'ai encore remarqué un angle de fronton, une pierre présentant une belle acanthe, à droite de laquelle est une rosace, un bas-relief ayant à peu près la forme d'une margelle de puits, et représentant un sanglier qui d'un coup de boutoir lance un chien en l'air, et enfin les deux parties d'un autel rond, de soixante-dix centimètres de haateur, sur la surface duquel étaient disposées quatre têtes de taureau, ornées de bandelettes, et reliées par de grosses guirlandes de feuillage.
Quelques inscriptions mutilées s'y rencontrent aussi, l'une est de deux lignes et latine. La première ligne, dont les lettres ont quatorze centimètres de hauteur, contient les mots :