‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 23 sur 211 · Josué, IV · texte numérisé non relu

Josué, IV

vait être située en cet endroit. N'oublions pas, d'ailleurs, que nous avions affaire à des Arabes nomades qui promènent leur nom dans des pays assez étendus. Eusèbe nous apprend qu'Àdoullam était une grande bourgade, placée à dix milles d'Eleutheropolis, vers l'orient. Josèphe parle deux fois d'Adoullam. La première1, à propos de ce que David, s'échappant de Djitta, vint se réfugier dans la caverne placée près de la ville d'Adoullam, qui était de la tribu de Juda (irpoç À.&ouXXajtn 7roX«i). La seconde5, à propos des villes fortes qui furent construites les premières par Roboam, fils de Salomon, dans le territoire de la tribu de Juda ; le nom d'Adoullam est écrit dans ce passage ô^oXXàp.

Nous avons vu qu'Eusèbe place cette localité à dix milles d'Eleutheropolis vers l'orient : Saint Jérôme écrit à douze milles. Reland fait observer avec toute raison que la ville mentionnée par Josué , parmi celles de la tribu de Juda qui sont situées dans la plaine, ne pourrait que très-difficilement être confondue avec la ville qu'Eusèbe place à l'orient et à dix milles d'Eleutheropolis, parce que ce point si nettement précisé se trouve nécessairement dans les montagnes et non dans la plaine de Juda. Y a-t-il eu deux localités distinctes du nom d'Adoullam? Cela paraît vraisemblable. Il serait fort curieux en ce cas que l'une des deux eût existé vers le lieu où nous avons rencontré les Arabes de la tribu des Adoullam, et que la vaste grotte d'Er- R'maïl fût la grotte où David s'était réfugié, et de laquelle il se rendit auprès du roi de Moab, afin de lui demander asile pour sa famille. Malheureusement, ce sont là de ces hypothèses dont il est impossible de démontrer la justesse , et qui sont peut-être à cent lieues de la vérité3.

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