Adversus hareses, lib. t, p
il est bien probable que le nom moderne el-Aazarieh , du village de Bethanie, n'a jamais eu d'autre origine que le miracle qui s'opéra , au vu et au su de tous les habitants , sur le cadavre de Lazare. Quant à Bethphagé, maison sacerdotale qui devait attenir à Bethanie, je n'en ai pas reconnu les traces- Un peu au delà du village d'el-Aazarieh , et au point môme où la route, tournant au sud-est, commence à descendre vers le fond de ia vallée, nous avons à notre droite, et à un kilomètre environ , le sommet sur lequel est bâti le village d'Abou-Dis. Est-ce une localité antique qui a pris ce nom? Je l'ignore. A dix heures quarante et une minutes, la route, qui a repris la direction de l'est, passe à cent mètres environ d'un puits nommé Bir-el-Aïd. A dix heures quarante-neuf minutes , nous retrouvons un très-beau tronçon de la voie antique que suit constamment le tracé du chemin actuellement en usage , et nous descendons par quelques zigzags fort raides, entaillés dans le flanc d'une colline escarpée , à la tète de l'Ouad-el- Haoud. J^a est une citerne nommée par les Arabes musulmans Bir-el-Haoud (le puits de l'auge), et par les chrétiens F on ta fia deyli Apostoli. Il est dix heures cinquante^juatre minutes, quand nous arrivons à la fontaine , à droite de laquelle se voient les murs d'un khan ruiné. Nous mettons pied à terre, et nous faisons halte près de la citerne, pour déjeuner.
A onze heures quarante-cinq minutes , nous remontons à cheval, et nous reprenons notre route en suivant le fond de la vallée qui se dirige d'abord au nord-ouest, et qui conserve cette direction sur une étendue de plus d'un kilomètre. Nous cheminons à une quinzaine de mètres à droite d'un lit de torrent à sec, qui n'est séparé lui-même que de vingt-cinq mètres environ, du pied des collines de gauche, dont le flanc