‹ Voyage autour de la Mer morte (volume 2)Chapitre 35 sur 211 · II · texte numérisé non relu

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est rocailleux ; à droite est une assez baute colline nommée er-Ras.

A midi une minute , nous avons à notre droite un vallon en culture, de vingt-cinq mètres de largeur, et qui s'enfonce au sud. A gauche est une autro petite vallée nommée Râaziz. Là se montrent de nouveau des traces incontestables de la voie antique que nous suivons toujours et qui «'est redressée à Test. Au delà de la vallée cultivée que je viens de signaler , le flanc des hauteurs de droite devient tout à fait rocailleux, et TOuad-el-Haoud se resserre de plus en plus. A midi cinq mir mîtes, nous avons franchi le lit du torrent dont nous suivons la rive gauche, en marchant au nord-est. Ici l'ouad change de nom ; il s'appelle Ouad-es-Sekkeh „ et les traces de la voie antique reparaissent. A midi onze minutes, nouveau tronçon de voie antique. A midi quinze minutes, nous sommes en face d'une vallée qui s'ouvre sur notre droite et qui s'appelle Ouad- Monfakh. Une fois la tête de cet ouad franchie , celui dans lequel nous cheminons prend une largeur de cent cinquante à trois cents mètres environ. Sur notre droite se montre alors un plateau élevé sur lequel sont placées des ruines nommées kharbetrel-Merassas. En face est un enfoncement formant petite plaine , et nommé Chôeb-ez-Zenbeh.

J'ignore entièrement ce que dut être la localité antique dont les ruines existent encore aujourd'hui, sous le nom de kharbetel-Merassas. Nous trouvons bien, dans le Livre de Josué (xv, 59) , une ville de Màarat (niyn) , citée parmi les villes de la partie montagneuse de la Judée; mais il serait peu prudent, je crois, de chercher cette Mâarat à la Merassas de nos jours. La seule chose qui puisse militer en faveur de cette attribution, c'est que, dans la version des Septante, BeiULehm se trouve mentionnée au verset suivant, et que, par conséquent, Mâarat et Beit-Lehra ne devaient pas être fort éloignéos l'une de l'au-

ET AUTOUR DE LÀ MER MORTE. m

tre. Il est vrai que le texte hébraïque, conservé par les Juifs, supprime en ce passage le nom de Beit-Lehm; mais saint Jérôme, qui avait remarqué cette suppression, l'explique en avançant que les Juifs ne l'ont opérée que pour empêcher qu'il ne parût, d'après leurs propres livres sacrés, que le Christ était sorti de la tribu de Juda. Reland a supposé que la Mâarat biblique pouvait bien avoir donné son nom au mont Mardes, mont assez élevé, placé dans le voisinage de la mer Morte, et sur lequel saint Euthymius trouva un puits et des restes d'habitation Il serait probablement beaucoup plus raisonnable de chercher ce mont Mardes dans la montagne que j'ai signalée dans le voisinage du couvent de Mar-Saba, et au sommet de laquelle est placé le Qalaah-Mardah. C'est là une identification que j'ai négligé de faire, en parlant de cette localité, et aujourd'hui je la propose d'une manière formelle.

A midi vingt et une minutes, nous nous retrouvons à gauche du lit du torrent , et toujours au fond de la vallée , qui a pris une largeur de cent vingt mètres environ; mais elle se rétrécit de nouveau très-fortement presque aussitôt après, et les traces de la voie antique reparaissent. I n peu plus loin, à midi vingtsix minutes, nous avons à notre gauehe une petite plaine, large de cinquante mètres, et qui s'enfonce de trois cent cinquante mètres au plus, dans le rideau de collines qui forme le flanc gauche de l'ouad. Nous croyons alors être arrivés au fond de celui-ci, et là se trouve un puits, dont je n'ai pu savoir le nom particulier, s'il en a un , et qui est creusé au pied de la colline de droite; mais, l'ouad s'infléchit à gauche, et, après avoir contourné la base du mamelon qui semblait le clore , il se redresse au nord-est, et reprend une largeur d'une cinquantaine de mètres. A midi trente-cinq minutes, nous passons devant

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