‹ Voyage autour de la Mer morteChapitre 27 sur 32 · Isau, xv, 2, 5. Jérémie, xLvm, î · texte numérisé non relu

Isau, xv, 2, 5. Jérémie, xLvm, î

d'aujourd'hui. Remarquons d'ailleurs que le prophète Isaïe , en parlant de la ruine de Moab 1 , dit : «Car les cris environnent les frontières de Moab, le gémissement en retentit jusqu'à Adjelim (2*b:ti) , etc. » Adjelim était donc vers la frontière de la Moabitide. Reland a déjà émis l'opinion que cet Adjelim devait être l'Agalla de Josèphe, et je n'hésite pas à me ranger à cette opinion. Il est vrai qu'Eusèbe place Agallim (A^aMeij/.) , qui est évidemment le même lieu, vers le sud et à huit milles romains d' Areopolis ou Rabbat-Moab, et cette double indication ne peut convenir aux ruines d'Adjerrah, que sous le rapport de la distance; car les ruines d'Adjerrah, qu'on les prenne au bas ou au sommet de l'Ouad-Adjerrah , sont presque exactement à l'ouest d'Areopolis. Je n'en persiste pas moins à chercher l'Adjelim de l'Écriture et l'AyaUa de Josèphe, dans l'Adjerrah des Arabes, parce que l'Aya^e^ d'Eusèbe, placée par lui au sud d'Areopolis, n'eût pas été le moins du monde sur la frontière de la Moabitide, ainsi que le veut le texte d'isaïe.

La nuit est presque close , lorsque Samet-Aly nous annonce la venue de Hamdan, qu'il aperçoit d'une distance fabuleuse, et à travers les ténèbres. Décidément l'ouïe et la vue sont déve loppées chez les Bédouins, d'une façon qui passe toute croyance pour nous autres, Européens, qui avons presque toujours besoin de lunettes, pour apercevoir même ce qui n'est qu'à quelques pàs de nous.

Avec Hamdan rentre toute notre petite armée, dont la désertion nous avait si fort tourmentés , et le mot de l'énigme nous est donné par le scheikh des Thâamera. Les Beni-Hammid, sur le territoire desquels nous sommes arrivés, ont été, il y a quelques années, sauvés de la ruine la plus complète, par la générosité de Hamdan et de sa tribu; aussi lui sont-ils

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