‹ Voyage autour de la Mer morteChapitre 7 sur 32 · Rois, 1, xvii, 9 et · texte numérisé non relu

Rois, 1, xvii, 9 et

Aujourd'hui il ne reste de Sarepta que des décombres informes , mais qui recouvrent un terrain considérable.

Un peu plus loin, nous traversons de nouveau des ruines de peu d'étendue, nommées kaysarieh par les Arabes. Quelle peut être cette Césarée, dont il n'est fait mention nulle part? Je l'ignore.

Assez fréquemment, nous retrouvons les traces évidentes de la voie romaine , qui longeait toute la côte de Phénicie, et nous sommes loin de nous en réjouir, car rien n'est fatigant comme de cheminer à travers les pierres qui formaient jadis le pavé de cette voie.

Bientôt nous apercevons à notre gauche et à quelques centaines de mètres seulement, la nécropole d'Adloun Nous ne pouvons passer devant elle , sans nous y arrêter un instant ; d'ailleurs, on m'a signalé une stèle égyptienne, constatant le passage de Sésostris, et qui se trouve , dit-on , à la nécropole d'Adloun; il n'en faut pas tant pour nous affriander. Nous mettons pied à terre; nous escaladons les rochers, qui sont partout perforés de tombes antiques, et après en avoir examiné avec soin quelques-unes, je me mets en quête de ma stèle égyptienne. Je ne laisse pas une roche sans la visiter du bas en haut, et au bout d'une heure et demie, je m'aperçois que je suis tout seul , que j'ai parcouru tout le flanc de la montagne, et que, si je n'ai pas perdu mon temps, puisque j'ai vu complètement la plus vaste des nécropoles phéniciennes, j'ai perdu, du moins, tout espoir de trouver en ce lieu quoi que ce soit qui ressemble, de près ou de loin, à un basrelief égyptien. J'ai beau interroger quelques Motoualy que je rencontre chemin faisant et avec assez peu de plaisir, je l'avoue, aucun d'entre eux ne connaît le moindre bas-relief taillé dans

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