‹ Voyage autour de ma chambreChapitre 13 sur 30 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Ah ! c'est trop fort!

Sans ma femme je ne puis vivre...

Je veux la forcer à mo suivre ;

Ai-je donc tort?

Jlais que suis-je donc, elle absente ?

Le veuf d'une femme vivante!

C'est là mon sort!

Ah! c'est trop fort!

(Coquillard va à la table à gauche, boit un verre de vin, s'essuie la bouche avec la seiviettc, prend le plateau et va le porter dans l'ariBoirc dont il referme la porte.) Lorsque cette épouse indocile Passe ses jours joyeusement.

Sans doute avec quelque galant, Moi, le pauvre époux qu'on exile. Je vis tout seul, en soupirant.

Comme Uobinsoii dans son île.

Ah ! c'est trop fort!

(il va s'élancer vers le cabinet, Coquillard revient rapidement de l'armoire et lui barre le passage.)

Je vais aller clicrcher la garde

El vous irez tous en prison!

(coquillard tire sa tabatière de sa pnche, et, cQ riant de pitié, se dispose, pendant ce qui suit, à prejidre une prise. — Il tiviiit sa tubaiiérc de la main gauche.)

Quaixl je l'attends à la maison.

Ma femme, ici, fait l'égrillarde;

Et, bravant le qu'en dira-t-on,

Elle s'amuse... et me brocarde !

(clairvoyant frappe avec force sur le bras gauche de Co-

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