IVAN
Voyez cette hache, mais ne la regardez pas. H.iï luli, haï luli, je Fendrai la tète a ce coquin.
Je m'assieds pour filei ma laine, Le fil se casse dans ma main :
Allons ! je filerai demain, Aujourd'hui je suis trop en peine.
Haï, luli, haï luli, Où peut-donc être mon ami?
KASCAMBO.
Meurtre inutile ! Haï Iuli, comment ferai-je avec mes fers ?
Comme un petit veau suit sa mère, Comme un berger suit ses moutons, Comme un chevreau, dans les vallons, Va chercher l'herbe printanière,
Haï Iuli, haï luli, Je cherche partout mon ami.
La clef des fers se trouvera dans les poches du brigand.
Lorsque je vais à la fontaine, Le matin, pour puiser de l'eau, Sans y songer, avec mon seau.
J'entre dans le sentier qui mène
Haï luli, haï luli, A la porte de mon ami.
KASCAMBO.
La femme donnera l'alarme, haï luli.
Hélas ! je languis dans l'attente, Et l'ingrat se plaît loin de moi ; Peut-être il me manque de foi Auprès d'une nouvelle amante !
Haï luli, haï luli, Aurais-je perdu mon ami ?